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mercredi 24 juillet 2019

Carl Orff - O Fortuna ~ Carmina Burana



Ô fortune,
comme la lune
changeante en ses phases,
toujours tu crois
et tu décrois ;
vie détestable.
Tantôt la fortune oppresse,
tantôt elle avive,
par le jeu, l’acuité de l’esprit,
et la pauvreté ou la puissance
elle les dissout comme la glace.

Sort cruel et vain, 
tu es une roue qui tourne, 
une base instable, 
un salut trompeur, 
qui peut se briser à tout instant. 
Quoique dissimulée 
et voilée 
tu pèses aussi sur ma tête ; 
C’est cause de tes jeux criminels 
qu’à présent 
mon dos est nu.

La chance 
et le succès 
me sont maintenant contraires, 
mes désirs 
et mes refus 
se heurtent à ta tyrannie. 
À cette heure 
sans délai, 
touchez les cordes de vos instruments ; 
et déplorez tous avec moi 
que le sort 
accable un héros.

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