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samedi 8 juin 2019

Tiananmen : le peuple contre le parti (1/2) | ARTE



Il y a trente ans, les étudiants chinois se soulevaient pour exiger la démocratie et furent victimes d’une sanglante répression. Nourrie par les "Tiananmen Papers", une captivante plongée au cœur des événements du printemps 1989. 

Le 15 avril 1989, Hu Yaobang, ancien secrétaire général du Parti communiste chinois, limogé de ses fonctions deux ans auparavant, suite aux manifestations étudiantes de 1986 qu’il avait soutenues dans leurs revendications démocratiques, meurt d’une crise cardiaque. Voulant lui rendre hommage, des milliers d’étudiants convergent vers Tian'anmen, la plus grande place du monde, symbole du pouvoir communiste, confronté, depuis une décennie, au vent de liberté qui souffle sur la Chine et fragilise la dictature du parti unique. Les slogans revendiquent la liberté d’expression et la transparence du gouvernement. Ce premier épisode retrace le début du plus grand mouvement pour la démocratisation de l’histoire de la Chine et l’épreuve de force engagée entre quelque 200 000 manifestants – bientôt soutenus par les ouvriers, les Pékinois et les grandes villes – et le gouvernement dirigé d’une main de fer par Deng Xiaoping, le secrétaire général du parti Zhao Ziyang et le Premier ministre Li Peng. Le 20 mai, après une mascarade de dialogue avec les leaders étudiants, la loi martiale est proclamée. 

Poignantes images d'archives Comment, il y a trente ans, le Parti communiste chinois en est-il arrivé à commettre un crime de masse dont on ignore toujours le nombre exact de victimes ? Douze ans après les événements, en 2001, la fuite de milliers de documents secrets retraçant les luttes internes du pouvoir chinois, les "Tiananmen Papers", révélèrent l’enchaînement des faits. S’appuyant sur ces documents exceptionnels, le film retisse le fil des journées d’avril à juin 1989 grâce à de poignantes images d’archives commentées par des spécialistes de la Chine et par les anciens leaders du mouvement eux-mêmes, pour la majorité en exil. Les fantômes du "printemps de Pékin" continuent de les hanter, alors qu’un régime totalitaire gouverne toujours le pays.

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