Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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mardi 25 juin 2019

Le jazz est franc-maçon, par François Koch | LA LUMIÈRE

CAB CALLOWAY, chef d’orchestre et chanteur (3ème à partir de la gauche), lors d’une cérémonie maçonnique à Minéapolis avec trois frères musiciens.

Une grande partie des créateurs du jazz, si ce n’est la majorité, ont été membres de la franc-maçonnerie américaine noire Prince-Hall. 

C’est ce qu’affirme Yves Rodde-Migdal dans le livre qui vient de paraître «Jazz & Franc-Maçonnerie. Une histoire occultée» préfacé par Philippe Foussier, Grand Maître du GODF (1).

A l’heure où l’on fête les 300 ans de la franc-maçonnerie et les 100 ans du jazz, les relations entre les deux sont étudiés par un connaisseur à double titre: Yves Rodde-Migdal est un frère du GODF qui a exercé le métier de pianiste de jazz. Plonger dans cette histoire, c’est avant tout découvrir la franc-maçonnerie américaine, ségrégationniste puisque les noirs se retrouvent entre eux dans les loges de l’obédience Prince-Hall. Et cette dernière, comme l’écrit Philippe Foussier, a «offert aux Noirs américains des espaces et des outils d’émancipation dont on sait aussi, et depuis longtemps, le rôle que le jazz y joua, y compris dans sa dimension spirituelle, voire religieuse.»

Dans son ouvrage, Yves Rodde-Migdal livre une liste non-exhaustive d’une cinquantaine de jazzmen francs-maçons dont Louis ARMSTRONG, William COUNT BASIE, Cab CALLOWAY, Phil COLLINS, Duke ELLINGTON, George GERSHWIN, Dizzy GILLEPSIE, Benny GOODMAN, Lionel HAMPTON, Oscar PETERSON, Nat KING COLE…

Rodde-Migdal conclut: «La franc-maçonnerie aura contribué à la création d’un événement artistique majeur aux répercussions mondiales dans le domaine de la musique…»

Rodde-Migdal ignore si John Coltrane était initié, mais selon lui, lorsque le jazzman enregistre The Underground Railroad en mai-juin 1961, il fait référence à «un réseau maçonnique clandestin d’exfiltration d’esclaves vers le nord des USA et le Canada lors de la conquête des nordistes sur le Sud raciste et esclavagistes».

Rodde-Migdal livre une de ses planches de 2014 qu’il termine par: «Le jazz est une aventure individuelle et collective à la fois, est fraternel et individualiste, nécessite de travailler avec acharnement, est en constante évolution et mutation, exactement comme la maçonnerie.» Osant même confier: «Si je suis jazzman et franc-maçon, ce n’est certainement pas par hasard».

(1) Cépaduès Editions (111 rue Nicolas-Vauquelin, 31100 Toulouse), 80 pages, 12€ + 5€ de port, secretariat@cepadues.com

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