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dimanche 3 février 2019

VIOLENCES (POLICIÈRES) : LA HONTE DOIT CHANGER DE CAMP. | De Paujantec, auteur du montage photo | La Maçonne 17 JANVIER 2019

Loic De Paujantec, auteur du montage photo



2000 manifestants ont été blessés, plus de 90 l'ont été grièvement et depuis samedi dernier un pompier est dans le coma suite à tir dit « tendu » des forces de l'ordre. David Dufresne, journaliste, sur son compte twitter, relève plus de 300 cas « grave » de violences policières depuis le début des hostilités qui sont signalées à l'IGPN.

Amnesty International, dès le 14 décembre 2018, rédigeait un rapport quelque peu clinique et froid sur les moyens de répressions des forces de l'ordre utilisés contre les Gilets Jaunes. Des journalistes – surtout des photographes – témoignent avoir été aussi visés systématiquement par les policiers lors de ses manifestations. 

Je n'ai cessé de soulever l'incongruité des chiffres : 80 000 à 90 000 policiers sont déployés chaque samedi alors que le ministère de l'intérieur affirme que le nombre de manifestants est bien inférieurs se situant aux alentours des 30 à 50 000.  Ce dernier samedi, il n'y aurait eu « que » 80 000, soit un rapport de force de 1 contre 1.

Si 300 signalements ont été fait sur le site de l'IGPN, 78 instructions « seulement » sont ouvertes. 

Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent des actes de violence inouïe,  comme une femme tirée par les cheveux et traînée sur plusieurs mètres, un policier qui « gaze » grand sourire aux lèvres des manifestants agenouillés à plusieurs reprises, une femme écrasée par une meute de CRS qui chargent une foule, …. des personnes âgées bousculées, des jeunes frappés.
Les « Gilets Jaunes » - et cela devrait nous inquiéter – en sont à mettre en place un « service d'ordre » pour se protéger des forces de l'ordre, tellement ils en ont marre de voir des « femmes tirées par les cheveux » …. là, je cite des propos que l'on peut lire ici.

Il n'y a que Castaner, Ministre de l'Intérieur, qui ne les a jamais vu et qui ne sait rien. Avec d'ors et déjà, 78 instructions, nous avons (encore) gagné un ministre de l'Intérieur particulièrement ignorant ou menteur.

Un mutisme médiatique coupable 

Les violences policières ont été exclues systématiquement des grands médias. Certains, même, allant jusqu'à demander une répression plus importante des « Gilets Jaunes ». Or, parmi les victimes des forces de l'ordre, on compte plusieurs journalistes. Libération rapporte, dans un article début décembre, plusieurs actes de violence indiquant que ces journalistes étaient spécialement visés. Une plainte de 24 journalistes a été déposée concernant ces violences de la part des forces de l'ordre.

Ce 9 janvier 2019, Acrimed faisait le point – guère difficile à faire!- sur le silence des médias concernant les violences policières

Si David Dufresne présente 300 signalements de violences policières et en fait état régulièrement et cela depuis le début des manifestations., il n'existe qu'un seul média, un média indépendant, qui lui a permis d'exposer sa critique avant janvier 2019.

Force est de constater que si vous ne cherchez pas – par vous-même  - des informations contradictoires sur les fameux « réseaux sociaux » ou sites d'informations alternatifs ou indépendants, 90 % de ces actes de violence policier ne seraient pas connus – et surtout impossible à prouver –

En effet, les journalistes ne semblent savoir filmer et montrer que les violences des « Gilets Jaunes » à l'égard, entre autre, des flics. Ils seraient 1000 à avoir été blessés – Je vous rassure aucun n'est dans le coma ou ne se trouve mutilé.

Ce silence fut tel que les grands médias – faute d'avoir mené des investigations en leur temps et tenu eux-mêmes de tels comptes – en sont à se référer à ces mêmes sources d'information comme le montre Libération dans un de ses « ChekNews » en date du 14 janvier 2019 ici

Le site « Désarmons-les » dénonçant les violences policières, en général, fait le compte de 98 blessés graves – dont 4 personnes ont eu la main arrachée (grenade GLI F4), 17 personnes ont été éborgnées (balles de LBD 40), 1 a perdu définitivement l'audition et, n'oublions pas, qu'il y a eu un mort du fait d'une bombe lacrymogène explosée. Les amateurs pourront trouver la liste du type de blessures ici.

Ce 14 janvier, un collectif d'universitaires s'alarmaient sur les méthodes du gouvernement et les violences policières. Là encore, on ne trouvera qu'une information sur quelques médias dont Libération.

2000 blessés, le chiffre a de quoi faire froid dans le dos. Pour une inondation ou dernièrement une fuite de gaz à Paris, à un nombre moindre de blessés, les médias ont font des longs communiqués. Pour 2000 blessés, il faut leur arracher un article. 

2 commentaires:

  1. Merci de bien vouloir citer l'auteur du montage photo castaner : https://www.facebook.com/loic.depaujantec/posts/2044771025601887

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