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jeudi 14 février 2019

La chasse aux sorcières | France culture 16/04/2018



Qu’on lui prête un nez crochu, un balai, des pouvoirs maléfiques, des potions magiques ou une sexualité débridée, la sorcière est un objet de répulsion et de fascination depuis des siècles.

"Family Hammer" : ces marteaux sont devenus l'outil d'une sorcière qui a vaincu les illusions des bourreaux accusateurs et assassins, explique Aurélie Dubois

Un documentaire de Céline du Chéné et Laurent Paulré

Personnage mythique, historique, d’une grande richesse littéraire et iconographique, elle a traversé les époques, en se renouvelant, sans jamais disparaître.

Le corps diabolique de la femme est différent. Elle est supposée pouvoir voler dans les airs elle est plus légère que l’air... On pesait les sorcières pour voir si leur apparence corporelle et leur poids étaient concordants. (Robert Muchembled)

Son acte officiel de naissance - juridique du moins - c’est la toute fin du 15e siècle avec ses manuels en démonologie, son cortège de procès, ses bûchers. Un cycle de violence inouïe qui va perdurer pendant plus de 2 siècles et qui causera en Occident, la mort d’environ une soixantaine de milliers de sorciers.

L’église a inventé un grand ennemi mythique. Elle l’a trouvé parmi les pires êtres humains c’est-à-dire les femmes, en particulier les vieilles femmes rurales.  On n'a presque pas brûlé de citadines. (Robert Muchembled)

Pourquoi à un moment donné de l’Histoire en est-on arrivé à torturer, tuer et brûler des êtres humains - essentiellement des femmes- ? Qui étaient les « sorcières » ? Que leur reprochait-on ? Retour sur le contexte historique, religieux, sociologique dans lequel ces procès ont eu lieu.

Avec par ordre d’apparition :

Robert Muchembled, historien, professeur honoraire des universités de Paris
Pierre Fluckiger, archiviste d’état de Genève
Michel Porret, professeur d’histoire moderne à l’université de Genève
Marianne Closson, maîtresse de conférence en littérature du 16e siècle de l’université d’Artois
Nicole Jacques-Lefèvre, professeure émérite des universités. A longtemps dirigé une équipe de recherche sur l’histoire textuelle de la sorcellerie à l’ENS de Fontenay aux Roses
Nathalie Coilly, conservatrice à la Bibliothèque nationale de France, responsable des incunables
Jean-Michel Sallmann, historien, professeur d’histoire moderne à l’université de Paris Nanterre
Arlette Farge, historienne du 18e siècle, directrice de recherches au CNRS
Jacob Rogozinski, philosophe, professeur à l’université de Strasbourg

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