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samedi 12 janvier 2019

Pédophilie : les enjeux du procès Barbarin - L'Omertà catholique | Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix France 5 #cadire 07.01.2019



Dès ce lundi matin et jusqu’à mercredi soir, Mgr Barbarin l’archevêque de Lyon, comparaît devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Lyon pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs ». 

En 2016, peu après la révélation des actes pédophilies reprochés au père Bernard Preynat, une enquête préliminaire visant Philippe Barbarin a été ouverte après la plainte de plusieurs anciens scouts, victimes présumées du curé, réunis au sein de l'association La Parole Libérée. Ils reprochaient alors au premier évêque de France d’avoir couvert les agissements pédophiles du prêtre après en avoir été informé. Après plusieurs mois, le parquet de Lyon a classé l’enquête, estimant que les faits reprochés à l’archevêque étaient prescrits et non « constitués ». Déterminés à ne pas en rester là, neuf des anciens scouts ont alors engagé une procédure de citation directe afin que le cardinal soit contraint de s’expliquer devant la justice. 

Monseigneur Barbarin ne sera pas le seul à devoir s’expliquer. À ses côtés, cinq autres membres du diocèse sont également cités. Il s’agit de l’archevêque d’Auch Maurice Gardès et l’évêque de Nevers Thierry Brac de la Perrière, anciens membres de l’église lyonnaise. L’ex-directeur de cabinet du cardinal, Pierre Durieux, Régine Maire, chargée de la cellule d’écoute des victimes de prêtres, et Xavier Grillon, qui fut le supérieur hiérarchique direct du père Preynat, sont également accusés d’avoir protégé Bernard Preynat. « On ne parle que du cardinal. Mais cette procédure vise d’autres personnes à tous les échelons. L’obligation de dénoncer les agressions sexuelles sur mineurs repose sur tout à chacun, sur chaque citoyen, pas seulement sur le responsable en titre », précise Nadia Debbache, avocate de François Devaux, président de La Parole Libérée et plaignant. Luis Ladaria Ferrer, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican, ne sera pas jugé, le Vatican ayant refusé sa comparution devant la justice française.

Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef du journal La Croix, est sur le plateau de C à dire ?! pour tenter de décrypter ce procès.

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