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jeudi 10 janvier 2019

Antimaçonnisme : Comment nous protéger des djinns ?

L’expérience accumulée de consultations avec des personnes originaires du Maghreb montre une référence constante aux djinns comme agents désignées de certaines maladies et/ou de certains troubles. Les travaux concernant les djinns sont relativement nombreux et pourtant il n’est pas aisé de s’en faire une idée éclairée. Une première partie traitera plus précisément de la dimension théologique. 

Les parties suivantes seront les dimensions anthropologiques et les dimensions ethnopsychiatriques. L'ordre de présentation, et donc de lecture, est raisonnée.

Les difficultés rencontrées sont de plusieurs ordres. La première, si bien sûr l’on n’a pas accès à l’arabe comme langue et écriture, est de l’ordre de la traduction éventuelle. Éventuelle car, comme nous essaierons de le montrer, il n’est pas certain que la langue française contienne dans son stock lexicologique un équivalent acceptable. La seconde difficulté, d’ailleurs en partie liée à la première, est d’ordre culturel. En effet les représentations concernant les djinns sont essentiellement véhiculées, en tout cas depuis quelques siècles, dans le monde musulman. Les correspondances possibles de représentations sont insatisfaisantes et nous reparlerons après avoir « décrit » ce que l’on peut entendre par Djinn - جِنّ -.

A l’intérieur même du monde musulman, expression qu’il faut entendre ici comme on le ferait de celle de monde chrétien, c’est à dire comme une sorte d’aire culturelle prédominante ne présumant pas d’une unité ou d’une homogénéité parfaites, même dans le seul plan du religieux, il faut distinguer entre les références théologiques (Le Coran et les Hadiths), les savoirs particuliers des spécialistes (anthropologues - fqihs..) et les savoirs populaires. Ce sont là plusieurs niveaux dont les interrelations ne vont pas de soi. Dans ce que nous appellerons par commodité la culture populaire, il est très fréquent que l'on ne puisse parler des djinns sans précaution. L'usage même du vocable est parfois craint et on lui substitue le plus souvent d'autres appellations que nous examinerons plus loin. Le plus classique de ces précautions est de prononcer :

بسم الله الرحمن الرحيم - bismi-llāhi r-raḥmāni r-raḥīm, "Au Nom de Dieu : celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux : ( version sonore : بِسْمِ اللّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ). Cette invocation est le premier verset de la première sourate, Al-Fatihat, et elle inaugure la récitation des autres sourates.

 

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