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vendredi 14 décembre 2018

Carbon Brief has been talking to a range of people attending COP24, the latest annual round of international climate negotiations being held this year in Katowice, Poland | Carbon Brief




L'ancien vice-président américain Al Gore a jugé sévèrement la position des États-Unis, de l'Arabie saoudite et de la Russie à la COP24, qui se tient en Pologne.

 Il est ancien vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001, acteur du documentaire climatique "Une vérité qui dérange" et même co-lauréat du prix Nobel de la paix 2007 avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). En 2007, le comité Nobel norvégien avait récompensé M. Gore et le Giec "pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les bases des mesures nécessaires à la lutte contre ces changements". Autant dire qu'Al Gore pense bien des choses de la position du président Donald Trump face au réchauffement climatique. Le 11 décembre 2018, à l'occasion de la 24e conférence de l'ONU sur le climat (COP24) qui se tient au Pologne, il n'a pas manqué de fustiger la position américaine face au climat, la jugeant "insultante", au même titre que celle de l'Arabie saoudite et de la COP24.

"C'était dérangeant d'accueillir favorablement les faits scientifiques", a déploré Al Gore. Le Giec "vient d'être insulté par les gouvernements des Etats-unis, d'Arabie saoudite et de Russie", a estimé l'ex-responsable démocrate dans un discours au Forum du prix Nobel de la paix à Oslo. Pendant la COP24, les Etats-Unis, l'Arabie Saoudite, la Russie ainsi que le Koweit ont en effet plaidé pour que les délégations se limitent à "prendre note" du dernier rapport alarmant du Giec. Les Etats insulaires, soutenus notamment par l'UE et les Pays les moins avancés, insistaient, eux, pour que l'assemblée "accueille favorablement" le texte.

Selon ce rapport accablant, il faut réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 2010 si le monde veut limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, et éviter ainsi une planète à +2°C qui subirait plus d'événements météo extrêmes. "Pour les trois plus gros producteurs d'hydrocarbures de la planète, c'était, pour ainsi dire, dérangeant d'accueillir favorablement les faits scientifiques", a déploré Al Gore.

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