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samedi 10 novembre 2018

Le 20 novembre, c'est la fête à Théodore ! : L'ULB fête sa naissance et célèbre son fondateur Pierre-Théodore Verhaegen



Librex bafoué, universités engagées ? Recht staan in plaats van ondergaan.

Le thème retenu par les cercles de l'Association des Cercles étudiants de l’ULB (ACE) et de la Brussels Studenten Genootschap (BSG) s’exprime par la phrase « Librex bafoué, universités engagées ? Recht staan in plaats van ondergaan ». Il souligne l’importance de l’idée de désobéissance civile. 

Cette année nous fêtons deux anniversaires, le premier, les 130 ans de l'appellation Saint Verhaegen et le second, le cinquantenaire de Mai 68. Tous deux ont pour point commun la contestation estudiantine.

Le terme St-V apparaît en 1888.

La première St-V a lieu car les étudiants n’étaient pas d’accord avec l’autorité mise en place, qu’ils jugeaient anti-démocratiques. 200 personnes furent présentes. En 1890, « Nous sommes la jeunesse, espoir de la cité », chant officiel de l’ULB écrit par Wittmeur, devenu professeur, est alors remplacé par le chant du « Semeur », de George Garnir à la demande des étudiants, en raison des conflits qui les opposaient à Wittmeur et aux autorités académiques.

En Mai 68, les étudiants se soulèvent une fois de plus contre l’autorité de l’ULB. S’ensuivent des mouvements de protestations et d’occupations dans différents bâtiments, notamment le Janson et la Salle des Marbres. Mais plus important encore, la scission linguistique de l’ULB. Suivie par la création de la VUB car les étudiants néerlandophones n’étaient pas représentés à juste titre au sein de l’université. L’autorité étant représentée à l'époque par des mastodontes, des patriarches qui prenaient leurs décisions sans consulter les étudiants, ni les assistants.

50 ans plus tard, où en sommes-nous ? Qu’est-ce qui a changé ? Les étudiants sont-ils toujours prêts à se lever comme auparavant ? Les universités sont-elles vraiment engagées pour leurs étudiants comme elles le laissent entendre ? En scindant l’université de l’ULB en deux, les autorités étaient supposées se rapprocher de leurs étudiants, n’est-on pas au contraire en train de (re)creuser un fossé ? Des enjeux marquants pour nos universités sont en train de se jouer en ce moment, ne sommes-nous pas que trop peu impliqués ?

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