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lundi 29 octobre 2018

Justice digitale, par Antoine Garapon, Jean Lassègue | ESPRIT



Allons-nous remplacer les avocats par des robots ? Les notaires vont-ils disparaître ?

Résolution des conflits en ligne, justice prédictive, état civil tenu par la blockchain, généralisation des contrats en bitcoins échappant à tout contrôle (et à toute taxation) : le numérique n’en finit pas de bouleverser la justice en inquiétant les uns et en enthousiasmant les autres. Le livre "Justice digitale", paru aux PUF en 2018, tente de situer l’épicentre anthropologique d’une déflagration provoquée par l’apparition d’une nouvelle écriture qu’il faut bien désigner comme une révolution graphique. La justice digitale alimente un nouveau mythe, celui d’organiser la coexistence des hommes sans tiers et sans loi par un seul jeu d’écritures, au risque d’oublier que l’homme est un animal politique.

Antoine Garapon est directeur de la rédaction de la revue Esprit, magistrat et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice. Il est l’auteur, aux Puf, de Démocraties sous stress (avec Michel Rosenfeld, Puf, 2017) et de Deals de justice (avec Pierre Servan-Schreiber, Puf, 2013).

Jean Lassègue est chercheur au CNRS, attaché à l’Institut Marcel Mauss (EHESS, Paris). Ses travaux portent notamment sur l’informatique comme étape dans l’histoire de l’écriture (Turing, Les Belles Lettres, 1998).

La rencontre est animée par Emmanuel Alloa, maître de conférences en philosophie à l’Université de Sankt Gallen.

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