Depuis sa création en 1833, le Grand Orient de Belgique défend la franc-maçonnerie dans sa dimension « adogmatique et progressiste ». Elle ne peut donc être assimilée à une église ou tout autre structure proposant une pensée unique. Elle n’est pas plus un parti politique ou une organisation syndicale. Bien qu’ancrée dans le monde réel, elle n’est pas pour autant un centre laïque. Elle est fondamentalement attachée à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et réfractaire à toute instrumentalisation ou contraintes extérieures.

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vendredi 21 février 2020

Les femmes en maçonnerie au musée de la FM de Bruxelles 1717-2017 | Musée Belge de la Franc-Maçonnerie

Les femmes frappent à la porte du Temple. 1717-2017

Par Laetitia CARLIER, Conservateur et Commissaire de l’exposition.

L’accession des femmes en Maçonnerie est une histoire récente et le résultat d’un long cheminement. Ce dernier est étroitement lié à l’évolution de notre société : au développement de mouvements féministes, aux batailles menées pour l’égalité des droits et la reconnaissance civile des femmes, etc…

Ces combats ont été menés par des femmes mais aussi par des hommes. Par exemple, l’enseignement a été le premier droit de la femme dans notre pays, grâce à des frères comme Charles Buls, Pierre Tempels, Auguste Couvreur… et bien d’autres, qui ont contribué à la laïcisation de l’enseignement et à son accès aux filles.

La franc-maçonnerie, en tant que reflet de la société, s’emploie peu à peu à entrevoir la femme capable de réfléchir librement, d’exercer ses droits : elle s’oriente vers un combat plus social, qui lui donne accès à de nouvelles professions.

L’idée de mixité en maçonnerie émane de frères et non de femmes du monde profane ; et, la création de la première loge exclusivement féminine en Belgique a également pu voir le jour grâce à l’appui de frères belges.

La femme a dû attendre longtemps que la société l’accepte comme personne à part entière dans la vie active et avant que la maçonnerie ne s’ouvre à elle et lui laisse la possibilité de trouver sa place au sein de cette communauté de pensée. Que ce soit par le biais d’une franc-maçonnerie mixte ou uniquement féminine - choix fait selon la sensibilité et les attentes de chacune - la femme en maçonnerie est une histoire récente, mais néanmoins en pleine expansion.

C’est ce que nous souhaitons démontrer dans l’exposition temporaire du Musée belge de la Franc-Maçonnerie grâce à une scénographie qui s’articule selon deux axes :

Une présentation historique retraçant l’évolution de l’accès des femmes aux loges avec un éclairage particulier posé sur notre pays et ses particularismes.

Une exposition de photographies contemporaines réalisées par Henk Van Hellem. C’est dans le cadre de notre manifestation et de son sujet qu’il a effectué une série de portraits en noir et blanc de femmes maçons posant devant un arrière-plan spécifiquement choisi par chacune d’entre-elles.

Le pont est ainsi dressé entre le passé et le présent…

Renseignements : www.mbfm.be

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