Article 1er. - La F∴-M∴, institution initiatique et progressive, cosmopolite et progressiste, a pour objet la recherche de la vérité et le perfectionnement de l’humanité. Elle se fonde sur la liberté, la tolérance et le libre examen ; elle ne formule ou n’invoque aucun dogme.
Le Trav∴ maçonn∴ s’effectue à couvert dans le T∴ par la méthode symb∴. Cette démarche laisse au Maç∴ la liberté d’interprétation des symboles.
Le Gr∴ Or∴ de Belgique, maillon de la F∴-M∴ universelle, demande à qui se présente à l’Init∴ d’être honnête et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonn∴.
Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement.
Il forme une société d’individus probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienfaisance dans le sens le plus étendu.

Art∴ 3. - § 1. Le Gr∴ Or∴ de Belgique rassemble en son sein des Maçons réunis en LL∴ souveraines, qui se sont placées sous son Obéd∴ et lui ont confié les pouvoirs de la Maçonnerie symb∴.. Les LL∴ se regroupent en Fédérations de LL∴, soit masculine, soit féminine, soit mixte.
Selon leur appartenance à telle ou telle Fédération, celles-ci initient et affilient soit des individus d’un même sexe, soit de sexes différents.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré
« Agis de telle sorte que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin jamais simplement comme un moyen. » Emmanuel Kant
« Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains. » Einstein
« La Démocratie, c'est la grande Patrie. » Victor Hugo

« Je suis pessimiste par l'intelligence mais optimiste par la volonté. » Antonio Gramsci

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mercredi 21 octobre 2020

∆∆∆ Kafka, coupable d’être innocent



A qui demander justice dans un monde 
d'imposteurs ? Faut-il soi-même se faire 
imposteur, comme Joseph K. dans le Procès, pour obtenir justice ?

Des procès staliniens à la culpabilité de l'artiste, Kafka nous apprend à discerner l'imposture de l'arbitraire. Procès sans raisons, condamnations au hasard, l'imaginaire de Kafka dépasse de loin ce que l'histoire a pu faire de pire... Denis Salas nous emmène sur les prédictions de cet écrivain, "prophète sans peuple, et sans sol" (Marthe Robert).

« Le voyageur réfléchissait : il est toujours délicat d’intervenir sérieusement dans les affaires des étrangers. Il n’était citoyen ni de la colonie pénitentiaire, ni de l’État auquel elle appartenait. S’il voulait chercher à empêcher ou à contrarier l’exécution, on pouvait lui dire : « tu es un étranger, tais-toi ». À cela il n’aurait rien pu répondre, juste ajouter qu’il ne savait pas ce qui lui avait pris, car il voyageait dans le seul but d’observer et nullement pour modifier les codes des étrangers. Mais la situation était trop tentante. Il était flagrant que la procédure était injuste et l’exécution inhumaine. Nul ne pouvait l’accuser de chercher à satisfaire un intérêt personnel puisque le condamné lui était inconnu ; ce n’était pas un compatriote ni même un être qui pouvait éveiller la compassion. Le voyageur avait été recommandé en haut lieu, il avait été reçu avec une grande courtoisie, et le fait qu’on l’ait invité à assister à cette exécution semblait même signaler qu’on attendait son avis à propos de la justice pratiquée en ces lieux. C’était d’autant plus vraisemblable que le commandant, comme il venait de l’entendre de manière on ne peut plus nette, n’était pas un partisan des méthodes répressives et qu’il se comportait presque de manière hostile à l’égard de l’officier. Le voyageur en était là de ses réflexions quand il entendit un cri de fureur. »

Kafka, La colonie pénitentiaire, 1919, traduction Alexandre Vialatte, Gallimard, p.27

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