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lundi 25 mars 2019

Le jazz est franc-maçon, par François Koch | LA LUMIÈRE

CAB CALLOWAY, chef d’orchestre et chanteur (3ème à partir de la gauche), lors d’une cérémonie maçonnique à Minéapolis avec trois frères musiciens.

Une grande partie des créateurs du jazz, si ce n’est la majorité, ont été membres de la franc-maçonnerie américaine noire Prince-Hall. C’est ce qu’affirme Yves Rodde-Migdal dans le livre qui vient de paraître «Jazz & Franc-Maçonnerie. Une histoire occultée» préfacé par Philippe Foussier, Grand Maître du GODF (1).

A l’heure où l’on fête les 300 ans de la franc-maçonnerie et les 100 ans du jazz, les relations entre les deux sont étudiés par un connaisseur à double titre: Yves Rodde-Migdal est un frère du GODF qui a exercé le métier de pianiste de jazz. Plonger dans cette histoire, c’est avant tout découvrir la franc-maçonnerie américaine, ségrégationniste puisque les noirs se retrouvent entre eux dans les loges de l’obédience Prince-Hall. Et cette dernière, comme l’écrit Philippe Foussier, a «offert aux Noirs américains des espaces et des outils d’émancipation dont on sait aussi, et depuis longtemps, le rôle que le jazz y joua, y compris dans sa dimension spirituelle, voire religieuse.»

Dans son ouvrage, Yves Rodde-Migdal livre une liste non-exhaustive d’une cinquantaine de jazzmen francs-maçons dont Louis ARMSTRONG, William COUNT BASIE, Cab CALLOWAY, Phil COLLINS, Duke ELLINGTON, George GERSHWIN, Dizzy GILLEPSIE, Benny GOODMAN, Lionel HAMPTON, Oscar PETERSON, Nat KING COLE…

Rodde-Migdal conclut: «La franc-maçonnerie aura contribué à la création d’un événement artistique majeur aux répercussions mondiales dans le domaine de la musique…»

Yves RODDE-MIGDAL

Rodde-Migdal ignore si John Coltrane était initié, mais selon lui, lorsque le jazzman enregistre The Underground Railroad en mai-juin 1961, il fait référence à «un réseau maçonnique clandestin d’exfiltration d’esclaves vers le nord des USA et le Canada lors de la conquête des nordistes sur le Sud raciste et esclavagistes».

Rodde-Migdal livre une de ses planches de 2014 qu’il termine par: «Le jazz est une aventure individuelle et collective à la fois, est fraternel et individualiste, nécessite de travailler avec acharnement, est en constante évolution et mutation, exactement comme la maçonnerie.» Osant même confier: «Si je suis jazzman et franc-maçon, ce n’est certainement pas par hasard».

(1) Cépaduès Editions (111 rue Nicolas-Vauquelin, 31100 Toulouse), 80 pages, 12€ + 5€ de port, secretariat@cepadues.com

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