RECHERCHER DANS CE SITE

vendredi 11 janvier 2019

Le génocide voilé: Enquête historique de Tidiane N'Diaye | 1 décembre 2017

Cette étude éclaire un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman. Cette traite a concerné dix-sept millions de victimes tuées, castrées ou asservies, pendant plus de treize siècles sans interruption. Les razziés étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, l’Égypte ou la péninsule Arabique via Zanzibar, par bateaux… 

Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l'islam permettait d’échapper à l’esclavage, mais n’a pas épargné les Noirs. Toutefois, de nos jours la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité religieuse entre le côté «blanc» et le côté «noir» du continent, et une volonté commune de «voiler» ce génocide. Un livre polémique et courageux.

Tidiane N'Diaye, né le 20 août 1950, est un chercheur, économiste, anthropologue et écrivain franco-sénégalais. Tidiane N'Diaye a fait carrière à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Il est notamment l’auteur du Génocide voilé, un essai consacré à la traite arabo-musulmane qui décima l’Afrique du VIIe au XXe siècle. Dans cet ouvrage, il soutient que la traite transsaharienne et orientale a été beaucoup plus meurtrière que la traite transatlantique, pratiquée par les Occidentaux. Il en veut pour preuve que « pour 9 à 11 millions de déportés lors de cette traite, il y a aujourd’hui 70 millions de descendants. La traite arabo-musulmane, elle, a déporté 17 millions de personnes qui n’ont eu que 1 million de descendants à cause de la castration massive pratiquée pendant près de quatorze siècles. » Cette traite transsaharienne a profondément marqué l'inconscient collectif entre le nord et le sud du Sahara et explique qu'aujourd'hui encore dans certains pays tels le Liban, le Syrie ou l'Arabie saoudite, « les domestiques africains vivent dans des conditions d’esclavage. » Elle explique également selon N'Diaye pourquoi « la fracture raciale est réelle en Afrique ».

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire