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jeudi 9 novembre 2017

L'université d'Oxford suspend Tariq Ramadan, accusé de viols ( Sa suspension ne met pas en cause sa présomption d'innocence )


L'université britannique d'Oxford a annoncé mardi la suspension, avec effet immédiat, de l'islamologue suisse Tariq Ramadan, visé par deux plaintes pour viol

"Par un accord mutuel, avec effet immédiat, Tariq Ramadan, professeur d'études islamiques contemporaines, a été suspendu par l'université d'Oxford", dit l'institution britannique dans un communiqué.

"Sa suspension ne met pas en cause sa présomption d'innocence ou de culpabilité et mais va permettre au professeur Ramadan de répondre aux sérieuses allégations formulées contre lui".

Le théologien a salué la prise de position de l'université d'Oxford, insistant sur le fait qu'il s'agissait bien d'une décision prise d'un commun accord.

"Je tiens à saluer la prise de position de l'université d'Oxford depuis le début de cette affaire. Elle a défendu le principe de la présomption d'innocence sans minimiser la gravité des allégations portées contre moi"
, a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Deux plaintes ont été déposées auprès du parquet de Paris fin octobre. Le tribunal a ouvert une enquête préliminaire pour "viol, agression sexuelle, violence et menace" après la plainte d'Henda Ayari, qui l'accuse de l'avoir agressée en marge d'un congrès de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) en 2012.

Ce congé "n'implique aucune présomption ou acceptation de culpabilité et permet au professeur Ramadan de répondre aux accusations extrêmement graves portées contre lui, qu'il nie catégoriquement, tout en répondant à notre principale préoccupation - répondre à la détresse accrue et compréhensible, et mettre en priorité le bien-être de nos étudiants et du personnel", souligne le communiqué.

L'université d'Oxford dit avoir "toujours reconnu la gravité des allégations contre le professeur Ramadan, tout en soulignant l'importance de l'impartialité et des principes de justice et de procédure régulière".

Tariq Ramadan, 55 ans, a salué sur Twitter "la prise de position de l'université d'Oxford depuis le début de cette affaire". "Elle a défendu le principe de la présomption d'innocence sans minimiser la gravité des allégations portées contre moi. Elle a en outre toujours considéré qu'il était impératif de répondre aux questions des étudiants et d'assurer leur sécurité", relève-t-il.

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