Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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lundi 13 novembre 2017

1917 - La révolution russe | Paul Jenkins 2007



Que sait-on de ce qui s’est passé à partir de la nuit du 24 au 25 octobre 1917 (dans le calendrier julien alors en vigueur en Russie, mais du 6 au 7 novembre dans le nôtre, le grégorien), quand le parti bolchevique, avec Lénine et Trotsky à sa tête, déclenche l’insurrection qu’il médite depuis plusieurs mois dans la capitale, Petrograd ? 

Avec les témoignages d’historiens spécialistes de la période, et en se laissant guider par la force et la beauté des images d’archives, Paul Jenkins et Pierre-André Boutang (auteur du commentaire) restituent le fil foisonnant des événements. Mais ils rappellent aussi en préambule que “le grand mythe d’Octobre relève d’une réécriture soviétique de l’histoire”. Il ne s’agit guère, en effet, d’un raz-de-marée prolétarien balayant le pouvoir “bourgeois” de Kerenski, installé au Palais d’hiver à la suite de la première révolution de février ; mais plutôt, après l’effondrement général de la Russie impériale, d’un vide immense, qu’une poignée de militants prêts à tout parvient à détourner à son avantage. Avec, comme élément déclencheur, la grande boucherie de la guerre, qui envoie des millions de moujiks mal nourris, plus mal équipés encore, combattre parfois à mains nues les mitrailleuses allemandes. Dans cette nation gigantesque et arriérée, où en 1910 les paysans constituent 130 des quelque 160 millions d’habitants, la double promesse léniniste de négocier la paix et de redistribuer la terre sera décisive...

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