Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

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samedi 14 octobre 2017

Londres est-il en délicate position pour négocier le Brexit? | LE TEMPS

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est importante sur le plan symbolique mais ne devrait pas créer de chaos sur les marchés

Tout comme Rome ne s’est pas faite en un jour, l’Union européenne se trouve dans un long processus de construction qui n’exclut pas quelques pauses et retours en arrière. L’année dernière, le référendum du Brexit a mis en exergue le scepticisme des Britanniques dans le bien-fondé et la finalité du projet européen. Depuis l’année dernière, les tensions semblaient s’accentuer sur la zone euro.

Et pourtant, les Britanniques ont choisi lors des élections parlementaires de fragiliser la majorité de Theresa May, indispensable dans les négociations. Alors qu’il y a un peu plus d’un mois, le Parti conservateur de la première ministre semblait se diriger vers une victoire facile, il n’en a finalement rien été. Ainsi, l’on peut affirmer que ce ne seront pas seulement les négociations avec l’Union européenne qui seront difficiles, mais également celles à l’intérieur du parlement britannique pour faire accepter un accord de sortie.

Pour le moment, les pressions sur la livre sterling sont importantes et les marchés financiers estiment qu’un Brexit dur - sans négociations - est probable et que cela devrait largement pénaliser le Royaume-Uni.

Les effets d’annonce concernant l’accord de sortie vont donc se succéder tout au long de la période de négociation, qui devrait durer officiellement deux ans. En aucun cas ces négociations ne représentent un événement binaire. Et c’est donc pour cela que nous anticipons des opportunités sur les marchés financiers. Nous rappelons que la valeur d’une paire de devises est évaluée en fonction des anticipations de marchés et ne reflète finalement qu’en partie la réalité fondamentale d’un contexte économique.

Pas de chaos

Le chaos annoncé par tant d’économistes et autres analystes après la victoire des partisans du Brexit ne s’est pas matérialisée pour l’instant. C’est même le contraire qui semble se dérouler. Les récentes données économiques ont montré une amélioration voire même une reprise britannique. Et pourtant, les marchés semblent inquiets quant au futur du Royaume-Uni. Pendant ce temps, l’euro continue de se renforcer face à la monnaie britannique.

Nous pensons que la livre s’est dépréciée trop fortement contre la monnaie unique. Quand l’Union européenne n’existait pas encore, avant le traité de Rome de 1957, les échanges entre pays se faisaient via des traités bilatéraux. Ainsi un Brexit dur signifierait l’obligation pour le Royaume-Uni de négocier comme la Suisse des accords commerciaux. Et l’on ne peut pas dire que la Confédération est dans une mauvaise situation économique. Ce qui est présenté comme le pire des scénarios n’a finalement pas l’air d’être si catastrophique.

Ce qui se joue en priorité est l’accès au marché unique. Mais ce qui marche dans un sens marche aussi dans l’autre. Peut-on imaginer l’Union européenne consentir à se priver d’un accès au marché britannique?

Nous ne le pensons pas, même s’il semble que c’est le plus petit marché (et en l’absence de réels avantages comparatifs) qui a le plus à y perdre, d’autant plus que les flagrantes dissensions dans le camp britannique devraient peser encore un peu plus sur la livre sterling, ce qui devrait améliorer les exportations le temps que les négociations se terminent et par conséquent alimenter la contradiction suivante: bonnes données économiques mais monnaie faible.

Dissensions européennes

Cependant, un élément à ne pas négliger devrait aider le Royaume-Uni à négocier: le nombre important d’Etats membres de l’Union européenne. En effet, les négociations de sortie ne se font pas à deux mais bien à 28, ce qui engendrera forcément des tensions durant les négociations. L’Union européenne est réellement divisée et cela est bien à l’avantage des Britanniques. En effet, tous les pays membres n’ont pas les mêmes relations avec le Royaume-Uni. Certains auront plutôt intérêt à ne pas pénaliser un de leurs partenaires commerciaux.

La sortie du Royaume-Uni, qui bénéficiait d’une adhésion à la carte, est importante sur le plan symbolique mais ne devrait pas créer de chaos sur les marchés et nous maintenons notre vision haussière sur la devise, d’autant plus que nous considérons que les incertitudes des négociations sont clairement à l’avantage de l’économie britannique.

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