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lundi 13 novembre 2017

La guerre comme expérience sensible : les motifs existentialistes du djihad, par Romain Huët, chercheur au CNRS | The Conversation

Ce texte est issu d’une série de séjours ethnographiques de plusieurs mois au sein de brigades de combattants en Syrie (2012, 2014) puis en Irak (2017). 

Ces recherches sont en cours et visent essentiellement à approcher la quotidienneté des combattants pour comprendre leurs trajectoires biographiques, leurs rapports ordinaires au monde, à autrui et à eux-mêmes. Au final, ces recherches tentent de cerner les médiations sociales, historiques et contextuelles qui organisent l’expérience de la guerre. Elles espèrent aboutir à une théorie de la réflexivité et de la subjectivité en temps de guerre, c’est-à-dire à appréhender les rationalités générales des actions, des objectifs, des conduites et des formes de vie des combattants. Ce texte vise moins à restituer les résultats de cette enquête qu’à formuler une nouvelle hypothèse relative à la dimension sensible de la guerre. [...]

«Ah Dieu! que la guerre est jolie»

La guerre comme « expérience existentielle »
Le recours à des mythes pour justifier la mort
Le djihad comme compensation narcissique
La guerre engendre une situation de dépossession du rapport ordinaire au monde
Etre transporté dans un « ailleurs » au cours d’une jouissance individuelle et collective
Un être nouveau
La guerre est « joie » et organisation du vertige
Fulgurances existentielles
Vertige de la destruction

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