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dimanche 11 juin 2017

Authorized Revolution: Regulatory Disruption of the Legal Services Market - BNP Paribas va tester la « blockchain » pour les levées de fonds des PME

La banque s'allie avec SmartAngels pour enregistrer les transactions des start-up en levée de fonds.
Cette expérimentation en appellera d'autres au sein du groupe bancaire.
C'est doublement une première. BNP Paribas va déployer la « blockchain » pour les entreprises non cotées en France. Cette expérimentation inédite et grandeur nature servira de pilote pour l'ensemble des activités du groupe bancaire.
La banque de la rue d'Antin annonce en effet aujourd'hui avoir noué un partenariat avec la plate-forme Internet de levée de fonds SmartAngels en vue d'utiliser, via la « blockchain », un système de tenue de compte nouvelle génération pour les start-up et PME en quête de capitaux. Ses paramètres sont en cours de définition pour une mise en service à l'automne. Si l'expérience est concluante, BNP Paribas déclinera l'emploi de la « blockchain » à d'autres activités du groupe, notamment en banque d'investissement.
Lancé il y a trois ans, SmartAngels a permis à 37 entrepreneurs de lever un peu plus de 20 millions d'euros auprès de particuliers et d'investisseurs institutionnels. Un chiffre très loin des besoins estimés : plus de 100.000 entreprises sont en quête de capitaux dans l'Hexagone. Problème : pour sauter le pas, il n'existe pas d'outil. Le suivi et la certification de transfert des fonds lors des levées de capitaux se gèrent encore de manière artisanale et non homogène, par contact avec les avocats ou des personnes physiques, sous différents supports. En outre, « les technologies de tenue de compte employées par les grandes entreprises cotées ne sont pas pertinentes pour les start-up », relève Marc Younes, responsable du développement produit pour BNP Paribas Securities, notamment en termes de coût. Les petites entreprises ne peuvent pas non plus recruter d'équipe dédiée aux relations investisseurs, appuieBenoît Bazzocchi, le fondateur de SmartAngels .
La « blockchain » peut donc être une réponse et rapprocher les standars. Aux Etats-Unis, le Nasdaq vient de la déployer pour de premières transactions dans le non-coté, via sa plate-forme Nasdaq Linq. La technologie permet d'enregistrer les transactions sous la forme d'un livre ouvert sur Internet, où les utilisateurs servent eux-mêmes de garants. BNP Paribas et SmartAngels restent discrets sur les paramètres du test, cependant, indiquent-ils, chaque participant au réseau, entreprise ou investisseur, pourra valider les transactions, pour animer ce grand livre centralisé. « Fiabiliser les levées de capitaux des entrepreneurs auprès de leurs actionnaires est une condition à leur croissance. Cela nous permet en outre de mener un pilote progressif, à partir d'un flux de transactions très maîtrisé au départ », explique Marc Younes.
Coup d'accélérateur à la finance participative
Ce test tombe à point nommé. Le seuil du financement participatif va être porté de 1 million d'euros à 2,5 millions d'euros, sous l'impulsion de Bercy. « Cela va permettre de concentrer sur les plates-formes les levées de fonds des entrepreneurs, qui jusqu'à présent devaient le plus souvent sortir de notre circuit pour se financer auprès des investisseurs professionnels. Cela n'était possible qu'avec un système de tenue de compte transparent et efficient », se félicite Benoît Bazzocchi. Enfin, la « blockchain » donnera un coup d'accélérateur au « crowdfunding » : créer un marché « secondaire » où les investisseurs pourront se revendre les crédits, fluidifiant et fiabilisant un peu plus ce mode de financement.

Anne Drif, Les Echos

A quoi va servir la « blockchain » ?

La « blockchain » est un protocole informatique de stockage décentralisé des transactions via les serveurs de ses usagers. Appliqué à la finance participative, ce registre ouvert et accessible sur Internet permettra aux entreprises d'émettre des titres financiers comptabilisés automatiquement dans leurs comptes.
Pour les investisseurs qui apportent des capitaux contre ces titres, leurs paiements seront traités immédiatement et des e-certificats seront émis instantanément.


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