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vendredi 22 novembre 2019

∆∆∆ L’École de Francfort : Où en est la théorie critique aujourd’hui ? | France culture 21/11/2019



La théorie critique peut-elle nous permettre 
d’appréhender les événements du monde 
contemporain ? 
Ici, un discours d’Alexis Tsipras, 
Premier ministre grec et chef du parti Syriza,
 avant les élections législatives
en Grèce (5/07/2019)
La théorie critique pensée par les membres de l’École de Francfort dans les années 20 peut-elle encore répondre aux mouvements contemporains qui agitent le monde ? Qui l’incarne aujourd’hui ? Et à quoi peut-elle servir ?

Le rôle d'un intellectuel est-il de critiquer ?

De critiquer qui, quoi, et comment ?

Et quelle est la meilleure critique : celle qui consiste à remonter ses manches et à diffuser sa pensée directement dans l'arène ? Ou celle qui invite au temps long du retrait qui permet de produire des interventions plus précises et plus aiguisées ?

L'invité du jour :

Stathis Kouvélakis, enseignant en philosophie au King’s College de Londres

Faut-il abolir le patriarcat ? | France culture 13/06/2019



Faut-il abolir le patriarcat ?

Comment définir le patriarcat ? Est-ce un geste si évident, si naturel, que de faire découler du père tout un ordre politique ?

Que peut-on faire au nom du père ? 

Pourrait-on par exemple penser tout un ordre moral, social et politique ? 

Pourrait-on imaginer des lois, des gouvernements, des usages ?

Pourrait-on tout accepter, tout justifier, au nom de ce père ? 

Au simple nom du père ? 

Parce que le père est plus qu'un nom, on a fait mieux que ça, mieux que penser ou imaginer, on l'a créé : le patriarcat...

L'invitée du jour :

Manon Garcia, philosophe, est Junior Fellow à la Society of Fellows de l’université de Harvard

Qu'est-ce que le patriarcat ?

"Le patriarcat fonde la distinction entre la sphère publique et la sphère privée. C’est l’idée que dans la sphère privée, des hommes règnent sur leur maison, le Pater familias hérité du droit romain, et ce qu’on a appelé la patria potestas, le pouvoir qu’avait le Pater familias dans sa maison. Et évidemment, originellement, on distingue le patriarcat de ce qui se passe de la sphère politique, en tout cas c’est ce qu’on pense depuis les auteurs du contrat social. Les féministes des années 70 ont voulu se réapproprier de cette notion de patriarcat pour dire qu’il est partout, il n’est pas que dans la sphère privée…" Manon Garcia

Réappropriation féministe du terme "patriarcat"

"La sociologue Christine Delphy a construit le concept de patriarcat en France. Dans les années 70, il y a une division des féministes entre les féministes socialistes et les féministes radicales. Les féministes socialistes pensent que tout peut être ramené au capitalisme, qu'il n’y a pas une spécificité de l’oppression patriarcale mais qu’il est l’une des formes que prend le capitalisme… À l’inverse, les féministes radicales pensent qu’il existe une oppression spécifique aux femmes : le patriarcat ; on a alors besoin de ce concept pour expliquer l’organisation sociale qui opprime les femmes." Manon Garcia

Shakespeare, les liens du sang sont-ils sacrés ? | France culture 12/06/2019



"Le Roi Lear" joué au Globe Theatre à Londres
(David Calder interprète le Roi Lea à droite
et Jodie McNee interprète Cordélia)

Au travers d'"Hamlet" et du "Roi Lear", deux oeuvres théâtrales majeures de William Shakespeare, les figures paternelles défilent : père rêvé, fantasmé, père réel brisé, désacralisé... 

Comment Shakespeare met-il en scène les liens entre père et progéniture ? 

Que dit-il des liens du sang ?

Une série d'émissions présentée par Géraldine Mosna-Savoye

L'invitée du jour :

Gisèle Venet, professeure émérite à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, spécialiste de William Shakespeare et du théâtre élisabéthain et jacobéen

Hamlet" et "Le Roi Lear", deux pièces qui sacralisent les liens entre père et progéniture ?

"Shakespeare sacralise et désacralise tout à la fois… Les pièces sont très différentes dans leur manière d’aborder le père : on a d’abord un père fantomatique dans "Hamlet", tandis qu’on a un père omniprésent dans "Le Roi Lear". Lui-même se revendique comme père quand dans "Hamlet" c’est presque un père fantasmé. Hamlet parle de son père, qui revient à la fin de l’acte I pour lui donner la mission de le venger, mais il n’est pas présent, c’est un personnage qui hante la pièce…" Gisèle Venet

La filiation est-elle un thème dans l’œuvre de Shakespeare ?

"La filiation est un ressort chez Shakespeare, et à l’évidence dans les pièces "Hamlet" et "Le Roi Lear" puisque Hamlet n’existe que par la mission que lui donne son père… Et nous, nous ne le connaissons que parce qu’il a cette mission de vengeur. Hamlet récuse une filiation dont il ne veut pas, celle avec son beau-père. Dans "Hamlet", il y a un problème de filiation, Hamlet veut la purifier, parce qu'il a trop de pères…" Gisèle Venet

Comment survivre à l'Œdipe ? | France culture 11/06/2019



Comment survivre à l'Œdipe ?

À quoi ressemble un père ?

Existe-t-il ?

Est-il un homme, fort, doux ? 

Peut-on s'en passer ou faut-il toujours s'en créer ? 

Est-il réel ou imaginaire ? 

Un modèle ou un rival ? 

Parce qu'on en a tous un, mais qu'il ne semble jamais parfait : à quoi sert un père ?

Une série d'émissions présentée par Géraldine Mosna-Savoye

L'invité du jour :

Paul-Laurent Assoun, psychanalyste, professeur émérite à l'Université Paris 7, membre du Centre de recherches psychanalyse, médecine et société

Qu’est-ce qu’un père en psychanalyse ?

"Cette question reste en partie une énigme… Pour y répondre, il faudrait peut-être plutôt poser une autre question : quel mode d’emploi peut avoir de son père un fils ou une fille ? À quoi sert un père ? Un des mots clé est l'identification : le point extrêmement important pour qu’un homme se construise c’est le rapport au père. Evitons le mot identité, qui est ambigu, il y a besoin d’une identification souche. Quand Freud parle de l’identification, il fait un petit traité d’identification qui commence par le père." Paul-Laurent Assoun

∆∆∆ "Les Frères Karamazov" : comment tuer le père ? | France culture 10/06/2019



"Les Frères Karamazov", publié en 1880, est l'un des chefs-d'oeuvre de l'écrivain russe Fédor Dostoïevski (1821-1881). Le roman met en scène un père et ses quatre fils, trois légitimes, un illégitime. L'un d'eux sera parricide... Que faire de l'héritage ? Existe-t-il une liberté ?

Richard Basehart et William Shatner, deux frères Karamazov
dans le film de Richard Brooks, sorti en 1958

Envahissant ou absent, papa poule ou daddy cool, rêvé ou désacralisé, nous avons tous, un père. Mais le père est-il toujours le même ?

Est-il plus qu'un géniteur, ou rien qu'un éducateur ?

Détient-il forcément l'autorité ou doit-il seulement nous aimer ? 

Est-il un modèle ou a-t-il tout du "vrai mec" ?

Et si le père n'avait aucune utilité, pas d'autorité, pas de sexualité, pas de sensibilité, serait-il encore le père ?

Cette semaine, du complexe d'Oedipe au Roi Lear, des Frères Karamazov au patriarcat chahuté, nous mettons à nu la figure et les fissures paternelles...

L'invité du jour :

André Markowicz, poète et traducteur

André Markowicz est le créateur de la maison d'édition Mesures qui propose, non pas de s'abonner à une revue, mais à une maison d'édition, selon le principe de l'abonnement au "panier paysan", en acceptant de ne pas savoir ce que l'on reçoit tout au long le l'année, en acceptant l'idée de découvrir des textes...

Le père Karamazov, une crapule, un jouisseur porté sur soi

"On peut résumer le roman des "Frères Karamazov" à une phrase : c'est l'histoire d'un père qui s’est marié deux fois et qui a eu trois enfants qu’il n’a pas élevés. Ce n’est pas qu’il les déteste, c’est qu’il considère que tout doit venir à lui parce que lui est vivant. La phrase essentielle de la paternité c’est la phrase de saint Jean-Baptiste qui dit à Jésus : "Tu viens pour que je diminue". Le père Karamazov, lui, n’a aucune intention de diminuer…" André Markowicz

Significations de "Karamazov"

"On a beaucoup écrit sur ce que signifie "Karamazov". "Mazov" signifie l’onction, et "Kara" peut avoir deux sens : le premier, un sens étymologique des langues turques , noir, donc l’onction du noir ; mais en russe "Kara" c’est le châtiment, la vengeance… C’est donc l’onction de la vengeance et l’onction du noir. Et c’est ce nom-là qu’il porte et qu’il transmet à ses enfants. Et c’est ça que Dmitri Karamazovappelle être karamazovien, non seulement être sensuel, jouisseur, crapuleux, mais porté sur soi, une espèce de vengeance qui n’est pas la sienne, celle de bien avant, comme un péché qu’on pourrait appeler originel..." André Markowicz

∆∆∆ Quatre dilemmes moraux de Game of Thrones : Peut-on échapper à sa famille ? | France culture 08/04/2019



Game of Thrones est un phénomène qui a redéfini la série moderne. Elle place en son cœur la notion de familles, appelées "Maisons", aux ramifications extrêmement complexes. 
Qui sont les Stark, les Targaryen, les Baratheon et les Lannister ? En partenariat avec Philosophie Magazine.

Sansa Stark et John Snow
dans "Game of Thrones" saison 7
Le 17 avril 2011 sur HBO, nous découvrions la série Game of Thrones, adaptée des romans de l'écrivain George R. R. Martin, considéré comme le "Tolkien américain", qui oeuvre à l'écriture de la série de livres Le Trône de fer depuis 1996.

Si les romans étaient déjà extrêmement populaires et leur auteur récompensé par de nombreux prix littéraires, la série est devenue un véritable phénomène.

Aujourd'hui, c'est le monde entier qui attend la huitième et ultime saison de Game of Thrones.

L’univers imaginaire de Game of Thrones se déroule à Westeros, où se trouve le royaume des Sept Couronnes, issu d’une unification progressive de sept territoires anciennement antagonistes.

Dans ce royaume cohabitent et se confrontent plusieurs familles, appelées "Maisons", qui prétendent toutes au Trône de Fer, le symbole matériel de l'unification des territoires : Targaryen, Baratheon, Stark, Lannister, Tully, Greyjoy, Tyrell, Martell.

La série narre les intrigues politiques, les guerres, les relations familiales qui se jouent à Westeros mais aussi au-delà des limites du continent, au Nord, où planent l'inconnu et le danger, incarnés par les Marcheurs Blancs...

Dans Game of Thrones, le cadrage familial est une structure narrative qui permet de développer des liens intéressants entre tous les différents personnages.

La structure de la famille peut-elle devenir le lieu d’émergence de personnages forts et singuliers dans la série ?

L'invitée du jour :

Sandra Laugier, philosophe, professeure à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, spécialiste de philosophie du langage et de philosophie morale, chroniqueuse à Libération

La Morale dans "Game Of Thrones" : quelle sera votre maison philosophique ?

Les séries TV, matériau philosophique

"Les séries télévisées sont un matériau philosophique extraordinaire, autant que le cinéma et peut-être même plus dans la mesure où les séries ont cette vision en famille, hebdomadaire. Elles s’inscrivent fortement dans nos existences, elles ont un impact sur nos conceptions, nos idées morales. L’art philosophique du XXème siècle c’était le cinéma, l’art philosophique du XXIème siècle c’est les séries télévisées." Sandra Laugier

GOT : le pouvoir et la famille

"Ces deux termes résument la série où les familles sont des « Houses », des « Maisons », il y a donc cette question du territoire et de la domesticité. On a des familles qui se disputent le pouvoir, la question se pose alors : quelle famille va récupérer le Trône de Fer ? Mais finalement cette question a diminué dans la mesure où les familles sont réduites à deux ou trois personnes… Les familles se déciment entre elles et parfois se détruisent de façon interne."  Sandra Laugier

La puissance démocratique de GOT

"Tyrion Lannister est un personnage qui est un nain et qui développe une personnalité extraordinaire, interprété par Peter Dinklage, le premier à avoir été en tête d’un générique pour une série TV, GOT promeut les personnes différentes, en cela elle a une puissance démocratique et inclusive très forte.  
Les personnages singuliers sont une ambition de la série de promouvoir cette force même de la différence et de promouvoir aussi des rôles de femme."  Sandra Laugier

Une photo datant de 1918 représentant l'ombre portée de la Statue de la Liberté placée à l'entrée du port de NY (donc des USA, à une époque où l'entrée se faisait par voie maritime et par NY...) | Guy V 25 avr. 2017

Au sujet de cette Statue et de ce qu'elle représente, je voudrais ajouter qqn mots :

D'abord, que les Francs-Maçons qui ont conçu la Devise révolutionnaire de la République Française  de 1789 (L-E-F) ont placé intentionnellement la Liberté en premier lieu, avant l’Égalité (et la Fraternité). En effet, cette première Devise illumine les autres et doit les précéder. Pour être Égal, il faut d'abord (pouvoir) être Libre...

Ensuite, les FM qui ont participé à la rédaction de la première constitution de 1787 des USA se sont évidemment fortement inspiré de l'Esprit Libertaire et Égalitaire de la France pour leur nouveau pays, les Etats (prétendument) Unis, après la Guerre de Sécession.

Par l'érection de cette Statue dédiée à la Liberté et son emplacement, qui n'est pas dû au hasard, les Américains ont voulu symboliser leur idéal Libertaire mais aussi à appeler/rappeler chez eux l'Esprit de Liberté, dans tous ses domaines, pour leur vocation de grandeur nationale... puis mondiale... "Le Pays de la Liberté" où j'ai résidé.

Candide mutin et Libertaire

jeudi 21 novembre 2019

Le dernier livre de Michel Onfray procède au meurtre du père sur la personne de Freud, par Roland Gori | http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com

Michel Onfray brûle aujourd'hui ce qu'il a adoré hier, lui qui se dit freudien de la première heure. Maintenant à grands coups d'engins contondants que fabrique sa rhétorique et d'arguments massifs, il mène l'attaque contre le père Freud et s'attache à détruire toutes les notions de la psychanalyse en calomniant la personne de Freud dont il essaye de faire un suppôt de l'extrême-droite, un vieillard libidineux et même un antisémite. 

La psychanalyse n'aurait rien apporté au genre humain, son approche du désir ne dirait rien que les fantasmes de Freud, et Freud aurait menti sur toute la ligne, en vérité il couchait avec sa mère, et ses filles, il n'y a pas d'autre secret et pour enrober tout cela, il a inventé la psychanalyse (on vous a prévenu, attaque massive, arguments très épais et très lourds, il ne fait pas dans la dentelle). Il entreprend un procès en sorcellerie de la psychanalyse et invente une histoire qui tend à faire passer la psychanalyse pour une science proto-fasciste et les juifs pour des sales types, partisans avant la lettre des régimes totalitaires, animés d'une passion pour la mort - puisque Freud a inventé la pulsion de mort, ça colle - véhicules d'une morale de mort - le monothéisme - et qui, en somme, ont bien mérité ce qui leur est arrivé car ils ont empoisonné l'humanité, passant le flambeau aux autres monothéismes qui ne valent pas mieux (toujours très en finesse).

Onfray, après avoir porté ses griffes et ses grilles de lectures en plomb et lu avec des lunettes déformantes de ses obsessions quelques auteurs de la philosophie dont il fit ses victimes, - Kant père de Eichmann - s'en prend maintenant au père de la psychanalyse, pour affirmer que l’œdipe n'existe pas. Aveuglement comique. Mais aussi inquiétant réquisitoire à l'aide de moyens empoisonnés aux effets délétères.

Faut-il tuer Freud ? : Machines partout, Œdipe nulle part | France culture 26/09/2019



Félix Guattari chez lui le 15 juin 1987 à Paris
Qui est Félix Guattari, celui qui, avec le philosophe Gilles Deleuze, remet en cause l'enseignement freudien dans le livre "L’Anti-Œdipe", publié en 1972 ? 

Croyaient-ils au bien-fondé de la psychanalyse ? 
Comment ont-ils pensé ensemble l'élaboration d'un "inconscient machinique" ?

L'invité du jour :

Valentin Schaepelynck, maître de conférences au département de sciences de l'éducation de Paris 8, membre du collectif de la revue deleuzo-guattarienne Chimères

Guattari croyait-il au bien-fondé de la psychanalyse ?

"À cause de son travail avec Gilles Deleuze et la publication de leur livre "L’Anti-Œdipe" en 1972, qui développe tout un rapport critique à la psychanalyse, on a eu tendance à enfermer Guattari dans une posture primairement anti-psychanalytique, et c’est faux. Ils essaient de porter la psychanalyse au-delà des espaces dans lesquels elle a pu elle-même s’enfermer. 

Il faut souligner que Guattari a eu une pratique de psychanalyse qui n’a jamais cessé. Dès les années 50, il a fait partie d’une des expériences les plus fortes et les plus intéressantes de la critique et de la transformation radicale de la psychiatrie qui a été la psychothérapie institutionnelle, qui est allée chercher à la fois dans la psychanalyse et dans le marxisme, des outils pour critiquer mais aussi transformer de l’intérieur l’asile." Valentin Schaepelynck

Soigner l’institution

"C’était le mot d’ordre d’un médecin allemand, Hermann Simon, dans les années 30 : pour soigner, il faut d’abord soigner l’institution de soin. Comment faire vivre une institution au quotidien ?
C’est le travail de la psychothérapie institutionnelle, faire en sorte que le quotidien des malades et des soignants soit au centre. Il a fallu élaborer des dispositifs collectifs où le clivage entre soignants et soignés est remis en question… On peut parler de désessentialisation, qui passe par une pratique de la relation. C’est la relation qui soigne." Valentin Schaepelynck

Faut-il tuer Freud ? : Mélanie Klein, réparer l’enfance | France culture 25/09/2019



Mélanie Klein en 1952



Mélanie Klein (1882-1960) est la fondatrice de la psychanalyse des enfants. 


Pour elle, en opposition à sa consoeur Anna Freud, l'enfant, dès la naissance, est habité par des fantasmes angoissants. 

Y a-t-il une vie langagière du bébé avant qu’il ne parle ? 

Un surmoi précoce ?

L'invitée du jour :

Julia Kristeva, écrivaine, psychanalyste, membre de l’Institut universitaire de France, professeure émérite à l’Université Paris Diderot-Paris 7 où elle a dirigé l’Ecole doctorale « Langue, littérature, image » et le Centre Roland Barthes

L’enfant, un être habité par la destructivité

"Mélanie Klein tient au langage, au fait qu’il y a des symboles dans la vie. Pour elle, le meurtre de la mère n’est pas nihiliste, mais libère l’homme de la dernière entrave, l’emprise maternelle, et lui permet de se dresser contre Dieu : tuer la mère est un acte déicide, dit-elle. Klein est la fondatrice de la psychanalyse des enfants, elle s’est attaquée non pas à la relation de l’enfant au père, à l’Œdipe de Freud, mais s'est emparée de l’idée de la destructivité qui nous habite, de l’angoisse de mort, et la capacité de la donner, mais elle la pose au début de la vie. Elle pense que dès la naissance, l’enfant est habité par cette destructivité qui consiste à s’intéresser à l’autre, non pas par la portée du désir comme disait Freud, mais sur la portée de l’angoisse." Julia Kristeva

Faut-il tuer Freud ? : Carl Gustav Jung, le dissident mystique | France culture 24/09/2019



 Carl Gustav Jung en 1960
En 1913, Carl Gustav Jung, disciple de Freud, rompt avec le maître. 

Pour Jung, la psychanalyse a pour véhicule essentiel le rêve, guérisseur, quand pour Freud, le rêve n'exprime que les névroses. 

L'expérience de la psychanalyse est-elle spirituelle ? 

La vie intérieure est-elle à privilégier ?

En 1961, l'année de la mort de Carl Gustav Jung, celui-ci publie un ouvrage intitulé « Ma vie » : souvenirs, rêves et pensées, dans lequel il décrit, entre autre, sa rencontre puis sa rupture avec Freud... "J'eus des rêves des plus significatifs qui indiquaient déjà ma rupture avec Freud" écrit-il. 

Quels furent leurs liens, et comment Jung pensa-t-il la psychanalyse après sa rupture avec Freud ?

L'invité du jour :

Pierre Trigano, docteur en philosophie, écrivain, psychanalyste jungien, cofondateur de l’Ecole du Rêve et des Profondeurs, kabbaliste et chercheur dans le domaine de la tradition hébraïque

Jung et Freud, disciple et maître

"Jung fut reconnu comme le premier disciple en titre de Freud. S'il s’est séparé de Freud, c’était le prix de sa liberté, il avait pris conscience que Freud réduisait tous ses disciples à des enfants soumis. Jung a accusé Freud de reprendre à son compte toutes les idées créatrices que certains disciples avaient avancées, Freud ne supportait pas que d’autres puissent avoir une pensée autonome par rapport à lui. C’est un conflit typique entre père tyrannique et fils d’abord soumis puis cherchant sa propre voie. Pendant plusieurs années, Jung et Freud se sont échangés des rêves jusqu’au moment où, à la ferveur d’un rêve que Freud avait fait, Jung a posé une question à Freud qui lui a répondu : "Je ne peux risquer mon autorité". À partir de cet instant, Freud a perdu toute autorité aux yeux de Jung." Pierre Trigano

Le rêve, objet de rupture intellectuelle

"L’approche du rêve est opposée chez Jung et Freud. Pour Freud, le rêve doit toujours être réduit à faire ressortir le symptôme d’une névrose alors que pour Jung, le rêve contient ce qui guérit la névrose, de rêve en rêve, il y a un processus de guérison qui vient de l’intérieur même de la psyché et pour Jung, une analyse c’est essentiellement ce travail du rêve et ce processus." Pierre Trigano

Faut-il tuer Freud ? : Allô ! Dolto, bobo | France culture 23/09/2019



Entre 1976 et 1978, à la radio, la psychanalyste Françoise Dolto (1908-1988) a présenté des émissions de grande audience où elle répondait aux questions de parents. Son oeuvre n'opposait en rien clinique et théorique. Comment a-t-elle transformé le statut de l’enfant dans la société ?

Françoise Dolto converse avec deux enfants
Il paraît que pour avancer, il faut savoir tuer le père. Le tuer, c'est-à-dire le destituer du caractère indépassable de son autorité. Ne plus le tenir pour norme, ni obstacle, et le remettre à sa place, ni au-dessus, ni à côté. Ce qui ne veut pas dire que le père est inutile, bien au contraire, mais qu'il faut savoir quoi en faire.

Françoise Dolto, Carl G. Jung, Mélanie Klein et Félix Guattari ont en commun d'avoir hérité du père de la psychanalyse, Sigmund Freud, en le critiquant pour certains, en lui faisant la peau pour d'autres, ou en lui restant fidèles...

Qu'a repris Françoise Dolto de l'enseignement freudien ?

L'invitée du jour :

Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste

Dolto, révolutionnaire, encore aujourd'hui

"Françoise Dolto devient connue dans les années 70, mais sa pensée, elle l'élaborait depuis 1940. Pendant toute cette période, d’autres personnes ont essayé de changer la perception qu’on avait de l’enfant, et cette perception ce ne sont pas seulement les psychanalystes qui l’ont changée c’est également les médecins qui commençaient à s’intéresser différemment aux enfants. Ce que dit Dolto, encore révolutionnaire aujourd’hui, c’est que l’enfant, dès sa conception, est un être de désir, de communication, il faut lui parler et lui dire des choses vraies…" Caroline Eliacheff

Les bébés, maîtres à penser

"Le maître de François Dolto était Freud, mais avant tout, les bébés. Elle a tout appris grâce à eux. Elle a voulu en faire profiter la société, et en particulier les parents. Mais ce qu’elle a soutenu c’est que la psychanalyse avec les enfants ne doit en aucun cas être éducative, ce sont les parents qui éduquent." Caroline Eliacheff

mercredi 20 novembre 2019

Colloque : HOMO FABER ET L'AVENIR DU TRAVAIL : Samedi 7 décembre 2019 de 9h.30 à 17h.30 : Académie Royale de Belgique Espace Baudouin II (Écuries), rue Ducale 1, 1000 Bruxelles

Colloque : HOMO FABER ET L'AVENIR DU TRAVAIL
Samedi 7 décembre 2019
de 9h.30 à 17h.30

Académie Royale de Belgique
Espace Baudouin II (Écuries),
rue Ducale 1, 1000 Bruxelles

>>> Inscription Colloque

Dilemme Stratégique de l'Ordre, par notre F Guy V 11/04/2016

T'V' et vous mes FF' et SS' en v/Gr' et Qual',

Dans la dernière Édition du LOGOS, notre F' le Professeur Émérite de Philo ULB Lambros Couloubaritsis soulève une question d'une pertinence tellement exceptionnelle que je suis étonné que celle-ci n'ait pas déjà été soulevée en maintes occasions précédemment.

Il s'agit des deux derniers paragraphes de son article intitulé "L’Épopée Flamboyante des FM Illustres" que je cite (pour le dernier) dans l'intégralité du texte "... le partage de Valeurs communes suffisent-elles à faire d'une personnalité (profane), aussi illustre soit-elle, un "Maçon sans tablier" du seul fait qu'il fréquente des FM avec lesquels il est en interaction de pensées alors qu'il n'a pas été initié aux Mystères de la Franc-Maçonnerie. Si cette réponse me paraît délicate, c'est en effet, qu'il est flagrant que dans le cas où elle serait négative, elle risque de produire un mur infranchissable entre FM initiés et profanes proches des Valeurs Maçonniques qui devraient être, en principe, Universelles et applicables par tout être humain. Quelle serait alors la troisième voie pour qu'il n'y ait pas ce mur et pour que l'Humanité puisse, sans que tous ses Membres n'aient été initiés, adopter les Valeurs et l’Éthique Maçonnique ?"

Je voudrais absolument reprendre ici son sujet pour le projeter avec quelques de mes commentaires personnels à mes FF' des AP7 Delta et SS' apparentées tant pour leurs réflexions que pour leurs actions éventuelles. LC soulève ici un Dilemme Stratégique Fondamental à notre Ordre qui, s’il est compris de façon trop unilatérale et conventionnelle quant à une formation absolument initiatique basée si non sur des Mystères absolus du moins sur une très forte discrétion qui en ferait, au mieux, une formation individuelle mais non un mouvement extérieur qu'une discrétion par trop abusive, rendant toute influence collective dans la Société civile profane nulle et non avenue... ce qui est contradictoire avec sa vocation première. Dont acte...

Cette question mérite donc réaction et je la reprends donc intentionnellement ici... Car je crois fermement que poser la question de la "troisième voie" c'est y répondre directement; C'est celle de l'Ouverture, non pas de l'étalage ni du prosélytisme sans limite mais l' "Ouverture au Monde Profane".

Il faut reconnaître que, très certainement depuis les années d'après-guerre, beaucoup de choses ont changé, en tous cas en Belgique et en Europe du Nord pour un mieux. Nous ne sommes plus soumis à des régimes de dictature religieuse outrancière ou d'intolérance droitière avec risques physiques (je croise les doigts...). Un régime de tolérance politique et confessionnel s'est peu à peu installé et nous vivons en paix relative. L'appartenance à l'Ordre Maçonnique n'est plus vue avec opprobre ni haine flagrante et menaçante. J'oserais même dire, parfois, d'expérience personnelle peut-être dans mon milieu, avec sympathie si non admiration. Ce que je veux dire clairement et sans équivoque est que je ne vois pas pourquoi les FM ne feraient pas plus fréquemment et ouvertement état de leur implication dans l'Ordre. 

C' EST FIERS QUE NOUS NOUS DEVONS D'ÊTRE ET NON TIMIDES OU PEUREUX. LE COURAGE N'EST-IL PAS UNE VERTU FONDAMENTALE AU MÊME TITRE QUE BIEN D’AUTRES.

Je plaide donc sans équivoque pour une implication plus forte et une ouverture des FM que nous sommes dans le monde profane qui nous entoure et ce tant dans nos discours que nos actions, avec le courage de nos convictions de nos Hautes Valeurs premières.

Je suis prêt à en débattre contradictoirement en Loge.

J'ai dit, T'V' sur ce sujet...

Guy V alias le Candide de Service de la R'L' AP7 Delta à l’Or' de Bruxelles GOB

L’École de Francfort : Adorno et Benjamin en guerre contre la Kulturindustrie | France culture 19/11/2019



Comment la réflexion autour des objets culturels s’insère-t-elle dans la pensée de l'École de Francfort ? Qu’est-ce que l’industrie culturelle ? 

Walter Benjamin et Theodor W. Adorno y ont-ils vu l’accomplissement de leurs craintes : le caractère indissociable de l’oeuvre à la sphère économique ?

Theodor W. Adorno et Walter Benjamin
L'invitée du jour :

Julia Christ, philosophe, chargée de recherche au CNRS dans le Laboratoire interdisciplinaire d’études sur la réflexivité (LIER-Fonds Yan Thomas, EHESS)

L’École de Francfort : La théorie critique, une nouvelle philosophie ? | France culture 18/11/2019



Max Horkheimer (au premier plan, à gauche),
Theodor Adorno (au premier plan, à droite),
et Jürgen Habermas en arrière-plan, à droite,
 en 1965 à Heidelberg
En Allemagne, dans les années 30, un groupe d'intellectuels se réunit et fonde un courant de pensée, l'École de Francfort, autour du concept de la "théorie critique"
Qui sont les philosophes à l'origine de ce projet ? Qu'est-ce que la théorie critique ?

Theodor W. Adorno, Walter Benjamin, Max Horkheimer, Herbert Marcuse, puis Jürgen Habermas : voici les philosophes et intellectuels qui nous accompagneront cette semaine pour retracer l'histoire de ce groupe d'hommes allemands, qui, dès 1923, se sont regroupés dans l'Institut de recherche sociale de l'université de Francfort pour mettre au point une théorie critique.

L'histoire de l'École de Francfort est celle de la possibilité pour la philosophie de proposer une critique sociale du capitalisme, et d'interroger la possibilité pour les chercheurs et intellectuels de s'insérer de manière directe dans leur temps, jusqu'à aujourd'hui...

L'invité du jour :

Jean-Marc Durand-Gasselin, professeur de Khâgne à Orléans, rattaché au laboratoire Sophiapol de Paris X, chargé de cours à l'université de Tours et membre du comité de rédaction de la revue Cités

∆∆∆ There is no alternative (TINA) : Les idéologies sont-elles vraiment dépassées ? | Politikon #8



Le livre de Francis Fukuyama a suscité de multiples polémiques. On a cru le réfuter, avec facilité. N'annonçait-il pas la fin de l'Histoire, et le triomphe de la démocratie libérale ? 

Or, si on a vu s'effondrer les derniers totalitarismes, on n'en a pas fini avec la violence, avec la guerre, avec l'injustice. Sans doute, et Fukuyama le sait bien. Son propos est autre. Sa perspective est mondialiste. Nous savons que la révolution est terminée, qu'un cycle s'est achevé, et que le nouveau n'est peut-être que le retour du pire ou l'extension de ce qui existe. 

Le devenir de la démocratie mérite qu'on médite les réflexions de Fukuyama, elles ne se réfutent pas aussi aisément qu'on le croit.

Alors que l'idéologie vient légitimer le réel, l'utopie se manifeste comme une alternative critique à ce qui existe. 

Si l'idéologie préserve l'identité des personnes ou des groupes, l'utopie, pour sa part, explore ou projette du possible. Toutes deux se rapportent au pouvoir et font partie de notre identité, mais la première est orientée vers la conservation, la seconde vers l'invention.

À travers une relecture de penseurs comme Saint-Simon, Fourier, Marx, Mannheim, Weber, Althusser, Habermas ou Geertz, Ricœur s'empare de ce couple conceptuel classique pour développer une authentique œuvre de philosophie politique.

David Van Reybrouck : Contre les élections, pour la démocratie délibérative, inspirée par les théories de John Rawls et de Jürgen Habermas 6 mai 2018




David Van Reybrouck, Ed. De Bezige Bij, Amsterdam, 2013, 176 p.

Pour l’écrivain flamand David Van Reybrouck, il est de plus en plus évident que notre démocratie représentative se trouve dans une impasse.

Habermas - L'Espace Public et la démocratie délibérative | 06/12/2017





>>> École de Francfort

>>> La Franc-maçonnerie, observatoire 
des tensions et des dynamiques sociales au 18e siècle
Pierre-Yves Beaurepaire

mardi 19 novembre 2019

"Israël - Palestine, une seule Terre, deux Peuples, quatre Histoires millénaires tourmentées" par notre F Guy V 25/07/2015


Avec la religion Catholique, trois religions du désert à quelques km l'une de l'autre


Bible (orthodoxe) contre Coran (antilibertaire), ses immixtions

Religion / Gestion de l' État

Antijudaïsme et antisémitisme / antiarabisme et Islamophobie en présence, face à face, régionale et mondiale

Absence de Politique Étatique Laïque

Libertaire - Juste et Égalitaire - Fraternelle - donc, Démocratique

Jusqu'où va l'Intolérance (réciproque) - Existe-t-il encore une voie/une voix possible de Tolérance et de Paix ?
Une fois de plus, je me dois d'insister que ce Billet se veut de respecter la Déontologie Maçonnique à savoir de ne pas couvrir l'aspect militaro-politique encore que je me dois d'y faire quelques références préalables pour amener le sujet véritable qui est une vision du conflit dans sa complexité locale, régionale (MO), voire internationale quant à ses origines historiques mais, aussi et surtout, dans un débat intime sur l’Éthique de Tolérance et ses limites vis à vis de l'Intolérance de l'une ou l'autre partie, voire des deux simultanément dans un cycle devenu infernal... mais à qui la ou les fautes... ?

Tout en rappelant que, quoique,fondamentalement inspiré de motivation totalement différentes, Juifs et Franc-Maçonnerie sont étroitement liés dans la haine et l'exécration des mouvements fascistes, racistes ou nazis, totalitaires, anti-libertaires voire islamistes et/ou arabo extrémistes au travers d'un jargon et d'insultes particulièrement malfaisantes anti-juives comme anti-Maçonniques souvent prélude à des agressions physiques. Nous en avons eu quelques exemples extrêmes il y a 75 ans...

NB. J'ai aussi choisi ce sujet de par mes ascendances personnelles et pour connaître le pays par cœur l'ayant couvert professionnellement de 1966 à fin 80 puis en touriste dans les années 90 et 2000. Également pour avoir été impliqué en 1967 dans la Guerre des 6 Jours sur le Plateau du Golan ce qui me donne une perspective interne encore assez valable.

Colonies israéliennes : derrière la décision de Donald Trump, des enjeux de politique intérieure La reconnaissance de la légalité des implantations par Washington les Etats-Unis s’inscrit dans la continuité de la diplomatie de l’administration au Proche-Orient

Beauté, par A D | Aumentation de Salaire AP7D 18 novembre 2019

Tombeau de la Malibran
Cimetière de Laeken 

Beauté, génie, amour furent son nom de femme, 
Ecrit dans son regard, dans son cœur, dans sa voix. 
Sous trois formes au ciel appartenait cette âme. 
Pleurez, terre ! Et vous, cieux, accueillez-la trois fois. 

TV, et vous tous mes FF:. et SS:., si j’ai choisi en préliminaire ce quatrain que Lamartine a dédié à la cantatrice Maria Malibran, et qui est gravé devant sa tombe au cimetière de Laeken, c’est parce qu’il m’a subjugué dès que je l’ai enregistré pour un film sur La Malibran auquel je participais dans les années ’80. 

Ai-je été touché par sa beauté ? C’est le moins qu’on puisse dire. Et son premier mot est précisément “Beauté”, le sujet que j’ai choisi d’aborder devant vous ce midi.
Depuis que vous m’avez reçu, accueilli dans cette loge, j’ai dû revisiter la signification que je donnais à certains concepts dans la seule dimension profane.
Le pavé mosaïque m’a rapidement interpellé car j’y voyais un parallèle avec la dualité Yin / Yang du taoïsme, et c’est ainsi que j’y ai consacré mon premier travail.

Qu’est-ce qui m’a poussé à choisir la beauté comme thème de ce second travail ?

Flashback : en fin de rhéto, comme sujet à présenter à ce qu’on appelait alors “l’examen de maturité”, j’avais choisi de développer, en mathématiques, la notion d’harmonie dans le domaine de la musique, et les compromis qu’on est obligé de faire avec l’harmonie pure, dans la construction des différents systèmes de gammes. Le fait de me rendre compte que, en étant initié aux rapports algébriques qui régissent des phénomènes physiques et physiologiques, j’accédais à une connaissance plus profonde, plus intime des choses, a provoqué une émotion que je crois pouvoir associer à une forme de perception du beau. C’est une émotion du même ordre qui m’a touché lorsque, plus tard, j’ai découvert le nombre d’or et la section dorée, connue et pratiquée depuis l’antiquité, qui permet de générer des figures géométriques emblématiques de la beauté, comme les rectangles d’or, les triangles d’or (qui se cachent d’ailleurs dans l’étoile flamboyante), la spirale d’or dont la Nature même s’inspire, et qui découle de la suite de Fibonacci, mathématicien du 13e S. En tant que compagnon, je trouve que cette beauté géométrique s’enrichit d’une valeur symbolique, puisque c’est le chiffre 5 qui véritablement, donne la clé du nombre d’or, et gouverne la construction du pentagone régulier, matrice de notre étoile flamboyante.

Si j’ai choisi ce sujet – la beauté – c’est aussi parce que, de ces trois termes par lesquels on désigne les piliers de la FM : Force – Sagesse – Beauté, c’est celui avec lequel j’ai le plus d’affinités de par mon activité artistique, domaine où il est omniprésent, bien que paradoxalement, son sens n’en soit pas toujours évident à cerner.

En tout cas, ce n’est pas le catéchisme suranné que j’ai lu qui m’a permis d’affiner mon approche, puisqu’on y définit laconiquement : “Sagesse pour inventer, Force pour exécuter, et Beauté pour orner.” C’est un peu court ! C’est comme dire à Cyrano que son nez est … grand … Mais encore ? On pourrait dire, par exemple tenez, que le rituel est un facteur de beauté de nos Tenues, auquel contribue, bien entendu, la Col:. Har:. . Sur ce point, je ne peux qu’acquiescer, puisqu’en l’occurrence, je m’y attache, autant que faire se peut, et que c’est aussi le fait d’occuper cette fonction qui m’a poussé à creuser le sujet. Utiliser de la musique, cet art du temps, pour accompagner un rituel qui a ses propres contraintes temporelles, n’a pas été pour moi de toute évidence. Pour arriver à ce qu’elle contribue favorablement au climat ambiant, sans pour autant être écoutée comme telle, donc sans déranger, j’essaie de la concevoir comme un élément sonore agissant de manière quasi subliminale sur la perception du rituel, un peu à la manière d’une musique de film.

Mais en fait, cet élément censé apporter de la beauté n’est-il pas qu’un ingrédient cosmétique relativement accessoire à la recherche de Beauté qui anime notre travail maçonnique ? Car j’ai l’impression que, parmi ces trois piliers, la beauté pourrait même avoir un statut privilégié, elle serait comme une sorte de catalyseur qui lierait la sauce entre les deux autres. C’est en tout cas l’interprétation que j’en ai faite lorsque j’ai entendu ici-même notre F:. Luc Verschaffel conclure sa planche “Verticalité de la spiritualité, horizontalité de la fraternité : un équilibre maçonnique” par ces mots : “Continuons à créer du beau avec force et sagesse, et sortons le partager”.
Créer du beau, voilà qui donne effectivement du sens à notre travail de construction du Temple, au-delà du simple décor, de la seule beauté apparente des choses.
Et ‘sortons le partager’, nous rappelle notre engagement à faire rayonner la Lumière hors du Temple, et correspond à ma conviction que la FM peut agir comme le levain dans la pâte sociétale, pour l’enrichir et la faire lever.

J’entrevois même l’idée que la beauté pourrait être vue comme une finalité à nos travaux, quand je lis ce que Patrick Cauwert, grand orateur du GOB, écrit en conclusion de son rapport moral 6018 : (je le cite :)“ Notre travail en loge doit nous donner la Force de rayonner avec Sagesse pour faire en sorte que la Beauté illumine la société tout entière. ”
Défi que nous ne relèverons pas d’un claquement de doigt, défi forcément utopique notamment si on pense à l’universalisme revendiqué de nos valeurs, et qui m’amène à ouvrir cette parenthèse : Au Japon, j’ai remarqué que, contrairement à nous qui braquons des spots sur nos belles choses comme pour dire ‘Regardez comme c’est beau !’, les japonais vont placer leur plus précieux vase, garni d’une branche sinueuse parée de fleurs délicates, sous une splendide gravure, cet ensemble (ikebana et kakemono) étant placé dans un recoin plutôt sombre du tokonoma (un ‘lieu vide’). Ici la beauté des choses n’est pas ‘montrée’, mais elle s’offre au regard de celui qui la remarquera, s’en approchera, l’appréciera. Cette vision de l’esthétique japonaise est développée dans l’ouvrage célèbre de Tanizaki Junochirô, intitulé ‘Eloge de l’ombre’.

Cette approche est tellement diamétralement opposée à notre attitude coutumière, que j’en déduis cette évidence : la notion de beauté est avant tout un phénomène culturel, d’où le fossé qu’il y a parfois entre ce qui est considéré comme beau ici ou là, hier ou aujourd’hui. Une troisième source de ma motivation est, plus simplement, le questionnement qui est souvent le mien, lorsque dans une exposition, je suis parfois sceptique sur la qualité ou la valeur esthétique de certaines œuvres qui ne me ‘parlent’ pas, ou qu’au contraire, je sens mes poils se dresser ou même les larmes me venir en écoutant certaines musiques. Certes, de nos 5 sens, les stimuli nous permettant de juger de la beauté des choses nous viennent essentiellement de la vue et de l’ouïe, tandis que nos perceptions liées aux 3 autres sens: le toucher, le goût, l’odorat, n’interviennent que peu, voire pas du tout, dans notre appréciation de la beauté en général. Il n’y a que Salvador Dali pour affirmer le contraire : « La beauté sera comestible ou ne sera pas » …

Mais donc le sensoriel à lui seul n’explique pas tout, il doit y avoir autre chose, une troisième voie que j’ai trouvé passionnante à explorer, guidé par la lumière encore vacillante de mon étoile flamboyante.

Et d’abord, ça veut dire quoi, la Beauté ? ça a l’air facile, comme ça, puisqu’on utilise ce mot à tout bout ce champ. Mais à force d'être employé de façon parfois excessive et dans des contextes les plus variés, il en devient une sorte de mot fourre-tout, vidé de son sens, et qui sonne creux.
Bref, chacun peut lui faire dire ce qu'il veut.

Pour qualifier quelque chose de beau, les anciens grecs utilisaient le mot “Kalon”, qui ne désigne pas seulement la beauté esthétique, mais plus largement tout ce dont on estime la valeur et l’excellence.

Chercher à définir le beau va donc plus loin que de questionner sa nature, c'est aussi s’interroger sur les critères qui font qu’une chose que l’on dit belle, estimable et excellente, est jugée comme telle.
Lamartine, cité en préliminaire, évoque la figure d’une femme : c’est là certainement l’association la plus triviale. Tout comme l’inconscient collectif (‘Miroir, mon beau miroir, suis-je toujours la plus belle’), la littérature regorge d’allusions à la beauté féminine, mais pas toujours en termes flatteurs : Notre F:. Rabelais nous lance : « C'est grande pitié quand beauté manque à cul de bonne volonté ».

La beauté féminine s’est appréciée, de tous temps, à l’aune de canons qui n’ont cessé d’évoluer selon les époques. Les femmes chez Rubens n’ont rien de comparable à celles de Giacometti, ce qui n’empêche pas la beauté d’être au rendez-vous lorsqu’il y a une cohérence stylistique dans un époque donnée.

Quant à la beauté masculine, ses paradigmes de l’Antiquité, où c’est avant tout la force qui était mise à l’honneur, ont aussi beaucoup évolué, puisqu’à notre époque, on s’autorise à montrer que la fragilité ou la douceur peuvent aussi être des valeurs positives. Je pense en particulier aux sculpteurs que l’on accusait, sous le régime nazi, de faire de l’art dégénéré. Il y aurait beaucoup à dire sur la beauté qui est souvent attribuée aux symboles de certaines idéologies, comme moyen de soumission de la pensée aux idéaux de ces régimes … Nous nous heurtons ici aux 1e difficultés à identifier objectivement la nature de la beauté.

En évoquant tout-à-l’heure l’harmonie en musique et en géométrie, j’ai soulevé un coin du voile qui est plus secret : il s’agit en fait d’une sorte d’ésotérisme du beau : la beauté est initialement cachée, elle ne se révèle que par la connaissance, par une initiation préalable. “Nul ne pénètre ici s’il n’est géomètre” pouvait-on lire, dit-on, à l’entrée de l’Académie de Platon.


Melencolia      Gravure d'Albrecht Dürer
The Metropolitan Museum of Art
J’ai trouvé une illustration intéressante de cette quête initiatique dans l’œuvre de Dürer que vous avez sous les yeux. C’est la gravure Melencolia qui date de 1514, donc plus de deux siècles avant les constitutions d’Anderson.

On y trouve un foisonnement d’objets à forte connotation symbolique, comme l’astre rayonnant, le polyèdre à 8 faces qui sont soit des triangles, soit des pentagones, et qu’on appelle ‘Solide de Dürer’, la balance (à l’équilibre), le sablier (à mi-course), le carré magique, le compas dans la main de l’ange, et j’en passe. 

Les outils éparpillés au sol évoquent bien entendu les initiations des tailleurs de pierre et des charpentiers. 

Un décryptage plus fouillé serait passionnant à faire, mais je crains que nous n’ayons pas le temps de nous y attarder ce midi. Notons quand même le plus important à mes yeux : c’est l’ange, figure principale de la composition, au sexe équivoque, et qui est vu comme une allégorie de la mélancolie et de la géométrie.

"Valeurs, Vertus et autres Vérités si chères à notre Ordre" par notre F:. Guy V | Planche

Je viens de relire deux livres dont le titre est proche si pas identique mais diffèrent fortement sur leurs intentions morales ou amorales... Le premier est "Ainsi parlait Zarathoustra" de Nietzsche, le second "Les Gathas - Le livre Sublime de Zarathoustra". Ce dernier a été écrit il y 3700 ans (1700 ans avant la Chrétienté), le premier au XIXe siècle, en Allemagne industrielle et protestante, à l'époque où le Marxisme était naissant.

Plusieurs milliards de Juifs, Chrétiens et Musulmans de par le monde croient, en effet, que leurs Religions, chacune révélée en un seul Dieu, ont été crées ex nihilo par de sages Prophètes locaux. C'est absolument faux. D'autant plus qu'il est déjà ridicule d'imaginer que leurs Dieux se soient manifestés en trois uniques occasions à 500 km de distance, deux fois sur la Méditerranée en Israël et une fois à Médina en Arabie Saoudite. Elles en ont été profondément inspirées mais, en au aucun cas, elles n'ont imaginé le monothéisme. C'est aussi vrai pour le Paradis et l'Enfer... Même les Philosophes grecs antiques s'en réclamaient déjà !

Le véritable et unique créateur du monothéisme est Zarathoustra, le très Grand oublié des Religions.
Je ne peux ni ne veux entrer ici dans tous les détails de la Pensée religieuse et morale de Zarathoustra. Je voudrais, dans une optique Maçonnique, souligner deux notions fondamentales propres à ce système, à savoir : Les six Attributs d'Ahura Mazda et sa conception du Bien et du Mal, je le répète, dans une optique maçonnique.

Candide / Les Limites de la Tolérance, par notre F Guy V 18/12/2015

Ce petit Billet, qui n'engage que moi-même, pour revenir sur le sujet des "Limites de la Tolérance" que j'ai déjà traité il y a quelques mois et ce, au vu des événements tragiques de ces deux derniers mois. Pour l'aggraver tant soit peu en fonction des mesures sécuritaires prises contre les terroristes extrémistes et autres criminels en puissance qui ont causés mort et tragédies, particulièrement à des innocents. 

Ce que je veux dire, en toute clarté, est que nous FM, gens de bien, et défenseurs des plus Hautes Valeurs Morales devons aussi être d'une grande sévérité et sans indulgence coupable envers ces criminels hyper radicalisés, fanatiques, haineux et sans scrupules moraux. Probablement selon moi, non "déradicalisables"...

Nous voulons être les Constructeurs d'un Temple idéal de l'Humanité. 

A nous donc de nous défendre contre ceux qui veulent détruire notre œuvre, détruire notre Temple. Je le répète encore : La Tolérance a ses limites quand l'Intolérance extrême peut et veut tuer la Tolérance. Enfin, méfions-nous aussi de ceux ou celles qui prêchent faussement une pseudo Tolérance qui consiste à critiquer ces jours-ci les nouvelles dispositions sécuritaires sous prétexte d'atteinte nos Libertés. Oui, ces nouvelles mesures se doivent d'être régies par des Lois mais nous devons accepter inévitablement quelques restrictions à nos Libertés si nous voulons préserver nos Vies. C'est une question de Vie ou de Mort, à choisir... Mais ce n'est pas nous qui l'avons voulu, j'insiste.

Guy V

«O Mecanismo», la série qui allume le Brésil | Le Temps Nicolas Dufour 10 avril 2018

La nouvelle série brésilienne de Netflix évoque le scandale Petrobras. Dilma Roussef et Lula ont protesté contre une vision accusatrice, selon eux. 

De fait, «O Mecanismo» ne fait pas dans la dentelle

Ça y est, la Cour suprême du Brésil pousse l’ancien président Lula vers la prison, non sans agitation. Il y a quelques jours, au terme d’une audience de plusieurs heures, l’instance a autorisé l’incarcération du politicien dans le cadre de l’enquête sur un appartement de luxe qu’il aurait reçu.

Une telle session de la Cour suprême est au cœur de O Mecanismo, série brésilienne lancée par Netflix. Ici, la Cour doit décider si une affaire de corruption doit être instruite dans la ville où elle est apparue, ou à Brasilia – ce qui signifie la mort de l’enquête. Inspiré par un livre-enquête, le feuilleton parle de l’affaire Petrobras, ce vaste scandale de financement occulte des partis politiques qui implique la principale compagnie pétrolière du pays ainsi qu’une bonne douzaine d’entreprises de construction – l’affaire passe par la Suisse.

A ce sujet: Petrobras: Berne récupérerait 200 millions de dollars



Une entame en 2002

O Mecanismo suit d’abord la trajectoire de Ruffo (Selton Mello), inspiré par un personnage réel. Un policier incorruptible dans un monde qui ne l’est jamais. Il commence sa croisade en 2002, lorsqu’il repère un agent de change douteux opérant au service des élus locaux. La corruption est un cancer, estime Ruffo, et les métastases ont déjà gagné le pays en profondeur.

Plus tard, confronté à une compromission bien plus ordinaire – il doit payer pour faire changer une conduite percée devant sa maison –, il développera la théorie du «mécanisme»: tout le monde palpe, ce qui rend le système quasi inattaquable. Il sera tenté de poser les plaques.

2014, le scandale Petrobras (il) éclate

2014. Jamais condamné, le même agent de change a fait son chemin. Il est à présent au cœur d’un réseau national. Celui-ci part des grandes entreprises, à commencer par Petrobrasil – impossible de manquer l’allusion –, passe par un cartel du bâtiment, pour aboutir à la plupart des formations politiques. Mis sur la touche, sans qu’il n’abandonne, Ruffo est remplacé par Verena (Caroline Abras), son adjointe.

L’ancien président du pays, toujours très influent, fait appel à un ex-ministre de la Justice passé maître en effacement de pistes troubles. La présidente est au courant de toutes ces manœuvres. Le château de cartes commence à vaciller lorsqu’il devient possible de confondre l’un des directeurs de Petrobrasil.

Dilma Roussef proteste

Nul besoin d’avoir suivi tous les épisodes de l’affaire Petrobras pour comprendre que cette fiction est sérieusement proche de la réalité. Evoquée sans ambiguïté, la présidente déchue Dilma Roussef et Lula da Silva ont crié à une forme de condamnation sur petit écran.

Le projet financé par Netflix, entre autres, est porté par José Padilha et Elena Soarez. Le premier avait créé Tropa de Elite, une série très populaire. Il a aussi officié comme producteur et réalisateur pour Narcos. Mais le caractère tranché de son propos enflamme une partie du pays, sur un terrain sensible: Lula, pas mieux dépeint dans la série que sa successeure, envisage toujours de se présenter aux prochaines élections.

O Mecanismo ne manque pas de faiblesses, elle tangue entre ses deux personnages principaux, et elle peut énerver par son sous-propos «tous pourris», attribué au pays tout entier dans une pesante voix off. En même temps, elle étonne par de petits exploits créatifs, comme sa capacité à rendre une perquisition passionnante. Et par sa manière d’empoigner l’histoire immédiate à bras-le-corps. Au prix des polémiques.

MERCREDI 4 DÉCEMBRE 2019 À 17 HEURES : Pirenne, l'inventeur de la Nouvelle Histoire, par HERVÉ HASQUIN | PALAIS DES ACADÉMIES

Hervé Hasquin

Né à Charleroi le 31 décembre 1942.

Élu correspondant (Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques) le 7 janvier 2002 ; devenu membre le 15 mai 2004 ; membre émérite le 1er janvier 2018. Secrétaire perpétuel du 1er janvier 2008 au 31 déccembre 2017. Secrétaire perpétuel honoraire.

Historien des Temps modernes et de l’Époque contemporaine.

Professeur à l’Université libre de Bruxelles. 

Président du Conseil et Recteur honoraire de l’Université libre de Bruxelles. Homme politique. Ancien sénateur et député. Ancien Ministre-Président de la Communauté française de Belgique. Ancien Président du Conseil d’administration du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme. Ancien président du CPAS et ancien conseiller communal de la commune de Silly (Hainaut).

Prospectus du cycle « Les avants-gardes dans la Belgique d'avant-garde (1880-1919) » - format pdf

lundi 18 novembre 2019

Lettre à Ménécée, par notre F Candide Guy V

... ou l'apologie des Épicuriens, les premiers philosophes de l'Histoire, savants et humanistes, non religieux, matérialistes et hédonistes, 23 siècles avant nous...

Je suis tellement épris de cette doctrine philosophique, établie par Épicure il y a plus 2.300 ans déjà et si proche de nous, Maçons, que je m'en voudrais de ne pas faire du prosélytisme à son égard, ce midi...

Non pour donner un cours de philosophie, pour lequel je ne suis pas qualifié, mais pour mettre en exergue certains aspects extrêmement positifs, et éminemment actuels, de cette Pensée propices à nos réflexions et à nos comportements maçonnique car je pense, très sincèrement, qu'il y a énormément à s'en inspirer dans notre Ordre et je tenterai de le prouver.

Aussi, de rétablir quelques vérités fondamentales car peu de Philosophes et de philosophies ont été aussi "profanées", abâtardies, comme celle d’Épicure. Dans l' opinion généralisée, l'épicurisme rime immédiatement avec Bon Vivant, Jouisseur de la Vie, profiteur des Bon Moment et autres paillardises bien connues...

Vivre en Épicurien, synonyme aussi de vie charnelle, libertine, luxurieuse, très loin du contexte hédonistique qu'elle proclame… En effet, absolument, rien n'est moins exact que cette mauvaise propagande: Épicure et l'épicurisme sont entièrement opposés de ces images déformées que je souhaite rectifier.

Athéisme, par notre F Guy V 13/12/2017

Amour - Paix et Charité (Devise du Clergé espagnol en 1937 encourageant le massacre des Républicains)
Honneur - Famille - Patrie (Devise des Milices de Vichy collaborateurs des crimes Nazis 39-45)
Un pour Tous, Tous pour Un (Devise des Trois Mousquetaires/Alexandre Dumas)
Liberté - Égalité - Fraternité (Devise Libertaire, reprise aussi par la République Française) inspirée des Lumières/XVIIe, également reprise comme Devise de la Maçonnerie Libérale

Athéisme- du Grec "a Theos" - sans Dieu (sans Foi, sans croyance Divine) différent de Laïcité - du Grec "Laos" - du Peuple, de l'opinion populaire, de ce que pense le peuple, sans classe ni caste...

Little Bouddha VF Film Complet



Little Buddha est un film de Bernardo Bertolucci sur le bouddhisme, sorti en 1993.

Jesse Conrad, neuf ans, vit à Seattle avec un père ingénieur, Dean, et une mère enseignante, Lisa. Un jour, ils reçoivent la visite surprise d'une délégation de moines bouddhistes venue du royaume himalayen du Bhoutan sous la conduite du lama Norbu et de son adjoint Champa. Les moines sont persuadés que Jesse pourrait être la réincarnation d'un de leurs plus éminents chefs spirituels. Ils lui offrent alors un livre narrant la vie de Siddhartha et attendent sa visite dans l'Himalaya.

Le soufisme, la danse de l’âme | France culture 31/10/2019



Derviches tourneurs
Le soufisme est la quintessence de ce qu’est l’islam, une spiritualité.

Il est depuis son origine un mouvement qui crée un lien intime entre l’âme immortelle et le divin.

L’entreprise d’une vie est celle de prendre soin de cette âme qui doit absorber lumière et vérité avant de poursuivre sa route...

L'invitée du jour :

Leili Anvar, maître de conférences à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, et chroniqueuse au Monde des Religions

Le soufisme, un travail de l'âme 

"Dès le début, le soufisme a été un mouvement qui a tenté de mettre en valeur l’idée que l’âme est immortelle et que le travail d’une vie c’est l’entreprise de prendre soin de son âme pour que dans la mort, quand elle va retourner dans l’immortalité, elle soit capable d’absorber un maximum de lumière et de vérité. Ce travail de l’âme a des points communs avec la philosophie grecque, la philosophie comme exercice spirituel, qui est lié à la notion de la mort. La singularité du soufisme c’est qu’il sort du ventre de l’islam et par conséquent va mettre en avant le rapport direct et sans intermédiaire entre l’âme et Dieu." Leili Anvar