Art. 1: « Le Grand Orient de Belgique, obédience masculine, maillon de la franc-maçonnerie universelle, demande à celui qui se présente à l’Initiation d’être honnête homme et d’être capable de comprendre et de propager les principes maçonniques. Il exige de ses membres, la sincérité des convictions, le désir de s’instruire et le dévouement. Il forme une société d’hommes probes et libres qui, liés par des sentiments de liberté, d’égalité et de fraternité, travaillent individuellement et en commun au progrès social, et exercent ainsi la bienveillance dans le sens le plus étendu ».

A sa création, le Grand Orient de Belgique est exclusivement masculin, ses loges n'initient que des hommes. Les loges peuvent cependant décider d'accueillir des sœurs selon des modalités propres à ces premières.

En septembre 2009, Bertrand Fondu, alors grand maître de l'obédience déclare, en référence à une commission d'étude interne sur la mixité que les travaux des loges seront pris en compte en ce qui concerne la création de loge mixte, masculine ou féminine. La réflexion juridique du Grand Collège du Grand Orient de Belgique se clôture un mois après. La conclusion parait dans la presse et annonce une position favorable à la mixité.

Le dimanche 16 février 2020, une assemblée générale extraordinaire historique composée de tous les représentants de l’obédience vote à la majorité de 70% la modification de ses statuts et règlements. Le GOB devient une confédération formée d’une fédération masculine, d’une fédération mixte et d’une fédération féminine.

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. » Henri Poincaré

« Que puis-je savoir ? - Que dois-je faire ? - Que m'est-il permis d'espérer ? » Emmanuel Kant

Saisir des mots clefs à rechercher

mardi 22 septembre 2020

La Marseillaise des Cotillons en l'An 1848



La Marseillaise des Cotillons en l'An 1848 - Version complète Tremblez, tyrans portant culotte ! Femmes, notre jour est venu: Point de pitié, mettons en note Tous les torts du sexe barbu ! Tous les torts du sexe barbu ! Voilà trop longtemps que ça dure, Notre patience est à bout. Debout, Vésuviennes, debout, Et lavons notre vieille injure. Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons! Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! L'homme, ce despote sauvage, Eut soin de proclamer ses droits; Créons des droits à notre usage, A notre usage ayons des lois ! A notre usage ayons des lois ! Si l'homme en l'an quatre-vingt-treize Eut soin de ne songer qu'à lui, Travaillons pour nous aujourd'huî, Faisons nous une Marseillaise ! Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! Jusqu'à ce jour, dans ce triste monde, Tout était borgne et de travers; Partout, sur la machine ronde, La femme essuyait des revers, La femme essuyait des revers; Qu'un pareil chaos se débrouille A nous de battre le tambour ! Et vous, messieurs, à votre tour, Filez, filez notre quenouille. Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! Combien de nous furent vexées Depuis le matin jusqu'au soir ! Nos pauvres paupières lassées, De pleurs étaient le réservoir De pleurs étaient le réservoir. Prenons, prenons notre revanche, Que le sexe battu jadis Aujourd'hui batte les maris, Ainsi nous serons manche à manche. Liberté sur nos fronts Verse tes chauds rayons; Tremblez, tremblez, maris jaloux, Respect aux cotillons ! On dit qu'Eve, notre grand'mère, N'avait chemise ni maillot; Supprimons notre couturière, Oui, la couturière est de trop, Oui, la couturière est de trop. La liberté, chaste amazone, N'admet ni voiles ni verroux; À la barbe de nos époux Luttons comme à Lacédémone !

Discours du Grand Maître du Grand Orient de France, Jean-Philippe HUBSCH, Prononcé à l'occasion de la célébration le 228e anniversaire de la proclamation de la Première République lors du rassemblement républicain et laïque du dimanche 20 septembre 2020 (Place de la République à Paris) | Via notre TV Francis G

 


Lettre d'information du portail du Grand Orient de France

 21 septembre 2020

Discours du Grand Maître du Grand Orient de France, Jean-Philippe HUBSCH, 

Prononcé à l'occasion de la célébration le 228e anniversaire de la proclamation de la Première République

lors du rassemblement républicain et laïque du dimanche 20 septembre 2020 (Place de la République à Paris)

La franc-maçonnerie est une société de pensée à caractère initiatique qui existe depuis le début du XVIIIe siècle, depuis plus de trois siècles !…

Si les francs-maçons, fils et filles des Lumières, ont tenu à prendre toute leur place dans la mobilisation de ce jour pour la République et la laïcité, c’est parce que, on peut le dire sans craindre d’être démenti, depuis la deuxième guerre mondiale, jamais sans doute, les valeurs républicaines et nos libertés, n’ont été, comme aujourd’hui, attaquées avec méthode, férocité, dans le cynisme et dans l’impunité.

*

*      *

Les francs-maçons sont présents aujourd’hui parce que, depuis leurs origines, ils défendent cinq grandes idées des Lumières :

          - l’universalisme ;

          - l’humanisme ;

          - la raison ;

          - le progrès ;

          - la liberté absolue de conscience et donc, la laïcité.

Les francs-maçons ont longuement appris à mettre en œuvre une « fraternité élective », un « entre soi », en quête de pluralisme social, politique et religieux dans des loges qui savent vivre et perdurer parce qu’elles sont soudées par des rituels rigoureux et efficaces. 

Quand il s’engage dans cet espace-temps rituel qui abolit les références usuelles, le franc-maçon est déconnecté et comme rendu à lui-même. 

Porté par les symboles, leur logique analogique, l’enracinement traditionnel et mythique des valeurs, il peut éprouver un sentiment de participation symbolique à l’universel et développer une capacité à faire vivre et partager une réflexion citoyenne affranchie des querelles idéologiques et partisanes et des enjeux de pouvoir. 

Le « temple » des francs-maçons est à la fois retrait du monde, dit « profane », et engagement dans la Cité. Et c’est ce qui a permis à la maçonnerie d’être étroitement associée à l’histoire de la modernité politique dans notre pays.

En effet, dans la société politique autoritaire et fermée du XIXe siècle français, les loges maçonniques, quoiqu’étroitement surveillées, auront durablement été les seules associations actives tolérées. 

Elles ont pu continuer à cultiver et à transmettre leur corpus philosophique, celui des Lumières, et c’est ainsi qu’elles sont devenues, tout naturellement, les foyers souterrains de l’essentiel de l’activité intellectuelle et politique de progrès dans notre pays. 

On compte beaucoup de francs-maçons parmi les révolutionnaires en 1830 et ils se retrouvent en grand nombre au sein du gouvernement provisoire de février 1848. 

Rien d’étonnant donc à ce qu’en septembre 1870, dès la capitulation de Sedan, la République surgisse tout armée des loges. Léon Gambetta, et tous les Jules, Simon, Grévy, Favre et surtout Ferry, pour ne citer que ces personnalités éminentes de la première génération républicaine, tous sont francs-maçons.

*

*      *

Avec ses outils traditionnels de pacification progressive des échanges, la maçonnerie s’impose comme une espèce de laboratoire de société, un laboratoire du lien social avec une ambition d’universalité qui est, tout naturellement, porteur de l’idée républicaine.

Cette idée républicaine n’est pas une voie du juste milieu. Elle est un projet fondé sur le primat du politique, de la citoyenneté et de la solidarité. 

Le projet républicain, c’est d’abord une certaine idée de la liberté. Comme la liberté des libéraux, la liberté républicaine place les libertés individuelles au fondement même de l’organisation politique de la Cité. 

Mais si pour les libéraux, la liberté c’est surtout la garantie que rien ne vienne limiter l’exercice des droits des individus, pour les républicains elle consiste en outre à empêcher toute domination au sein d’une communauté civique qui a l’ambition d’unir des citoyens jouissant de la même liberté au sein d’un espace politique commun. 

Cet idéal républicain de non-domination politique repose sur l’égalité, sur une réelle égalité des chances entre les individus. 

De ce point de vue, la menace la plus grave pour le projet républicain, c’est le recul ou l’abandon des institutions publiques dans le cadre desquelles les citoyens peuvent se rencontrer en égaux, se sentir traités en égaux. 

Ce qu’on désigne globalement du nom générique de « services publics » constitue le cœur même du projet républicain.

La République enfin, est un projet universaliste d’élaboration du lien civique par-delà les assignations identitaires de chacun, dans la recherche et la préservation de ce qui est commun à tous.  

La laïcité, c’est l’ensemble de principes juridiques qui garantit le primat de la liberté de conscience du citoyen au sein de cette communauté politique, dans laquelle nul ne sera plus tenu de se définir en fonction de ses appartenances ethniques, culturelles, religieuses, sociales ou autres. 

La laïcité, c’est aussi un principe d’organisation sociale. La puissance publique et la sphère qui lui est associée en vue de constituer, établir et garantir les droits et libertés dont bénéficiera l’universalité des citoyens sont tenus à une réserve absolue en matière d’options spirituelles. 

La sphère privée, celle des individus et des communautés, est entièrement libre dans le respect de la loi commune. 

L’État républicain, dans une éthique de séparation rigoureuse, garantit en même temps l’indépendance de ces deux sphères et l’unité de la communauté politique des citoyens autour des valeurs communes partagées.

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Les francs-maçons ont été des acteurs directs de l’avènement de la République, ils en ont accompagné tous les progrès et, en ce qui concerne la laïcité de l’État, ils ont pratiquement toujours été à l’origine de l’action politique. 

Si nous nous retrouvons aujourd’hui, tous ensemble, place de la République, c’est parce que nous assistons à un recul du politique, absolument sans précédent, et à la décomposition du corps social dans de multiples replis sociaux et identitaires qui menacent tout sentiment de solidarité, de responsabilité et l’existence même de la communauté des citoyens, de la Nation.

Mais on n’attaque pas seulement la République en France, on entend rompre avec les Lumières. 

Cette crise n’est certes pas d’hier mais elle est particulièrement d’actualité, aujourd’hui que s’est ouvert le procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher.

Combien il nous faut être reconnaissants à l’engagement infatigable de Charlie Hebdo qui ne faisant que son travail pour nous alerter, s’est tout à coup retrouvé seul dans le mauvais temps, isolé, tout seul devant, comme le petit cheval blanc, tous derrière et lui devant… 

Il était devenu la cible idéale du fanatisme et de la haine de ce qu’on a appelé depuis, le « fascisme islamique »…

Nous lui avons rendu hommage l’an dernier dans le hall de l’Hôtel Cadet en exposant des œuvres des cinq dessinateurs assassinés autour de la fameuse une du Charlie Hebdo n° 712, qui les a fait entrer tous ensemble dans l’histoire.

Nous avons aujourd’hui le devoir de nous rassembler avec force si nous ne voulons pas qu’ils soient morts pour rien.

Deux jours avant l’ouverture du procès, Le Monde appelait à ne pas « surévaluer les motivations religieuses des terroristes » pour les ramener pratiquement à des « phénomènes de bandes ».

Cet article du Monde s’inscrit dans une doxa qui se développe et qui tend à nier le fait qu’un discours religieux puisse produire une doctrine mortifère et criminelle. 

Et, dans une vision relativiste des choses on assiste à des audiences qui construisent patiemment la banalité des protagonistes, d’authentiques voyous sans doute mais certainement pas des islamistes.

*

*      *

Devant tous ces défis, devant ce qu’Alain Supiot appelle le grand « retour des liens d’allégeance », il nous appartient de défendre ensemble l’« idée républicaine », cette vieille idée qui, parce qu’elle associe toujours étroitement le politique et le social, reste absolument moderne.

La République sait intégrer, elle sait être inclusive, elle est capable de féconder une pensée universaliste de la diversité capable de lutter contre les discriminations, à partir du principe de l’égalité des citoyens et de leurs droits, et non à travers une reconnaissance identitaire qui se refermera comme un piège implacable sur le citoyen et sur ses droits.

La défense de l’universalisme et de la raison est l’urgence de l’heure. Quand on voit les mots de la République utilisés tous les jours contre les idéaux républicains pour en nier la dimension émancipatrice, il est clair qu’on se trouve devant une bataille culturelle.

Ne reculons pas, la République est une idée moderne, n’ayons pas honte d’être républicains. 

Au-delà du clitoris ( Cliquer sur l'image ) | France culture 21/09/2020

Une série documentaire de Nedjma Bouakra, réalisée par Yvon Croizier 

A-t-il déjà existé un écart plus grand entre les savoirs objectifs et l’expérience subjective autour d’une partie de l’anatomie du corps humain ? 

Le clitoris entretient une dispute scientifique, philosophique voire entre les deux sexes au travers des siècles.


À retrouver dans l'émission LSD, LA SÉRIE DOCUMENTAIRE par Perrine Kervran

TOUS LES ÉPISODES


>>> Archéologie du clitoris

Triangles, vulves creusées dans la roche, ces inscriptions de l’art pariétal nous invitent à nous interroger sur les représentations symboliques du corps...


>>> Panique sexuelle

Au XVIème siècle si le clitoris est redécouvert scientifiquement son usage est peu à peu strictement contrôlé.


>>> Se reconstruire

En France, on parle communément d’”excision” et sous ce terme se tiennent invisibles les différentes formes de mutilations sexuelles et plus encore les...


>>> Tout le plaisir est pour moi

Le clitoris met au centre de l’attention le plaisir féminin. Il est aujourd’hui à la mode, il est un peu l’arbre qui cache la forêt d’une grande ambition,...

lundi 21 septembre 2020

NIETZSCHE - L'exaltation de la vie

SCHOPENHAUER - L'origine de notre souffrance

Le Mythe de Camus ( Cliquer sur l'image ) | France culture 21/09/2020

Quatre émissions pour découvrir Albert Camus, aller au-delà du mythe et rencontrer l'homme. Quatre émissions aussi pour découvrir son oeuvre, éclectique, inspirante, actuelle.

À retrouver dans l'émission LA COMPAGNIE DES OEUVRES par Matthieu Garrigou-Lagrange

TOUS LES ÉPISODES


>>> "Dans cette vie de pauvreté..."

Albert Camus : une vie éclair pour une oeuvre phare de la littérature du XXème siècle. Une vie d'art et de combats, de la pauvreté de l'enfance à Alger...


>>> L'aveu (l'oeuvre de Camus)

"Je suis tous mes personnages" déclarait en 1957 le lauréat du prix Nobel de littérature, Albert Camus. Toute sa vie durant, à travers l'écriture, il aura...


>>> Camus et l'Algérie

Français par la langue, algérien par le coeur, Albert Camus n'a jamais cessé d'aimer le pays qui l'a vu naître. Nous explorons dans cette émission les...


>> La politique, l'Europe et le théâtre d'Albert Camus

Albert Camus fut un écrivain en quête de vérité. Non pas la vérité des philosophes, mais celle des sentiments et de l'instinct. C'est pourquoi son humanisme...

dimanche 20 septembre 2020

La question du moi chez Pascal

∆∆∆ FREUD - L'inconscient

Dans le cerveau de Christopher Nolan ( Cliquer sur l'image ) | France culture 14/09/2020

De Memento à Tenet, le temps a-t-il un sens ? Inception, le hold-up de l’inconscient - Batman est-il réac ? - Interstellar, retour vers le trou noir 

À retrouver dans l'émission LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth

TOUS LES ÉPISODES

À PROPOS DE LA SÉRIE

- De Memento à Tenet, le temps a-t-il un sens ?

- Inception, le hold-up de l’inconscient

- Batman est-il réac ?

- Interstellar, retour vers le trou noir 


>>> De "Memento" à "Tenet", le temps a-t-il un sens ?

Manipulateur génial, à travers "Le prestige", "Memento", "Inception" ou "Tenet", en salles actuellement, Christopher Nolan perd le spectateur, insuffle...


>>> "Inception", le hold-up de l’inconscient

Dans "Inception", Nolan explore la relation entre les rêves et la mémoire… Son personnage s’invite dans le sommeil de ses victimes pour dérober des informations...


>>> Batman est-il réac ?

Le dernier Batman de Nolan sort en 2012, et fait écho au mouvement Occupy Wall Street. Si Batman n’a pas de superpouvoir, il a pour lui son humanité et...


>>> "Interstellar", retour vers le trou noir

Dans le film "Interstellar", la terre est devenue invivable, il faut chercher d’autres habitats. La recherche en astrophysique peut-elle sauver l’humanité...

Asimov, le petit père des robots | France culture 18/09/2020

 À retrouver dans l'émission LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin

Retour sur le parcours et l’oeuvre d’Isaac Asimov. Comment est-il parvenu, à partir d’histoires indépendantes au départ, à créer son “Histoire du futur” à lui ?

Portrait d'Isaac Asimov en 1970

Il n’y a que des bonnes raisons de parler d’Isaac Asimov, comme par exemple le fait que 2020 soit, a priori, le centenaire de sa naissance – bien que sa date de naissance exacte soit inconnue. Ou que son cycle fondateur de la science-fiction moderne, le justement nommé Fondation, vienne d’être adapté en série et soit bientôt diffusé. Mais ce n’est pas tout. De tous les auteurs de l’âge d’or de la SF, Asimov est certainement l’auteur le plus important, notamment du fait de sa volonté, au fil de sa vie, de relier tous ses écrits pour proposer une somme monumentale, une histoire du futur qui interprète et réoriente l’histoire du passé, de proposer une psychohistoire de notre humanité.

Asimov, le petit père des robots. C’est le programme fondateur qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Nous allons donc au cours de cette heure évoquer l’histoire, les travaux et l’œuvre titanesque et essentielle d’Isaac Asimov en compagnie d’Anne Besson, professeure en littérature comparée à l’université d’Artois, autrice de « D’Asimov à Tolkien » aux éditions du CNRS et Anthony Vallat, enseignant de sociologie et de philosophie à l'Ecole supérieure de santé de Lausanne, auteur de « Utopie et raison dans le cycle de Fondation d'Isaac Asimov » aux éditions ActuSF.

Quand je me compare, je me console ? ( Cliquer sur l'image ) | France culture 15/09/2020

Cette semaine nous nous intéressons aux cas de trois pays européens, pour faire une étude comparative des différentes réponses politico-économiques qui ont été apportées à la crise de la COVID.

À retrouver dans l'émission ENTENDEZ-VOUS L'ÉCO ? par Tiphaine de Rocquigny

TOUS LES ÉPISODES

Dans le premier épisode, nous nous intéressons au cas de l'Angleterre.

Dans le deuxième épisode, c'est vers la Pologne que nous nous tournons.

Dans le troisième épisode, nous étudions le cas de l'Espagne.


>>> Au Royaume-Uni, une blessure sociale

Les rassemblements de plus de six personnes seront interdits à partir de lundi en Angleterre. Avec près de 41.600 morts, le Royaume-Uni est le pays le...


>>> La Pologne en haut du podium

Pour la première fois depuis la chute du communisme, la Pologne entre en récession. La crise sanitaire va-t-elle avoir raison de ce modèle exemplaire ?...


>>> Les ravages de la crise espagnole

Malgré des mesures sanitaires très strictes, l'épidémie reprend en Espagne. A cette crise s'en ajoute une autre, économique, caractérisée par un très fort...

Atome : bienvenue à Bohr | France culture 03/09/2020

À retrouver dans l'émission LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin

Comment Niels Bohr avait-il élaboré son modèle de l’atome ? Comment l’idée d’atome a-t-elle évoluée avant et après lui, au début du 20ème siècle? Quelle a été son approche pour penser l’atome : ses constituants, son comportement ?

Atome vient du grec atomos, signifiant indivisible,
 insécable. 

Si dans votre esprit, un atome c’est une petite boule autour de laquelle tournent des électrons un peu comme une planète et ses satellites, oubliez tout ! Cette vision « planétaire » de l’atome, c’est l’atome de Bohr, le physicien danois qui a formalisé pour la première fois le modèle atomique qui va s’imposer dans la physique du 20ème siècle. 

Si, depuis, la mécanique quantique a rendu obsolète ce modèle, il n’en reste pas moins un pas immense dans la compréhension de la structure de la matière. C’est l’histoire de cette compréhension que nous allons vous raconter aujourd’hui !

Atome : bienvenue à Bohr ! C'est le programme élémentaire qui est le nôtre pour l'heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour raconter cette histoire de l’atome, avant Bohr, jusqu’à Bohr et après Bohr, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Jean-Michel Courty, professeur à Sorbonne Universités, chercheur au laboratoire Kastler Brossel dans l’équipe « fluctuations quantiques et relativité » et auteur de la chaîne YouTube « Merci la physique ! » et Hervé Zwirn, ancien directeur de recherche CNRS, physicien et épistémologue à l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques à Paris, et au Centre de mathématiques et leurs applications à l’Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay.

vendredi 18 septembre 2020

Dessine-moi un maçon | par Horus6067

 
Vénérable Maître et vous tous mes F et mes S en vos G et Q.

Nous sommes ici et maintenant, portes du temple closes, ou règne l’aspatialité

et l’intemporalité. Pour nous, franc-maçon, c’est par la pratique des rites et rituels que le temps nous apparaît différent. 

Une perception du temps qui influe sur notre mode de pensée, notre entendement, notre comportement et qui nous enseigne la distance autant que le recul nécessaire quant aux récits qui nous sont proposés.

Je vous invite donc ce midi à un récit, à un voyage qui je l’espère nous transportera à travers les différents univers initiatiques. 

Notre voyage commencera dans le monde inconscient, celui des pulsions, de l’EGO. 

S’offrira ensuite à nous, le monde sensible, celui des nécessités, de la satisfaction des besoins, celui ou les appétences nous guident, c’est le monde de la curiosité.

Viendra le monde émotionnel, celui du sacré, des inquiétudes métaphysiques, mais aussi celui de l’espérance. 

Quand le monde intuitif pointe ses lumières, c’est l’altérité de la conscience d’un monde plus grand que soi qui apparaît. La fin du voyage, nous plongera à nouveau dans le monde intelligible, celui de l’immanence, de la raison, de la justice et de la sagesse.

Etre poète, c’est appréhender différemment le symbole, l’explorer, le faire

bouger, évoluer, le rendre vivant. Je vous parlerai donc ce midi d’une petite

partie revisitée du « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry, et en le citant

je vous dirais que « ce qui est important ne se voit pas, les yeux sont aveugles,

il faut chercher avec le cœur.

Alors puisque les yeux sont aveugles, je vous invite mes Frères et mes Sœurs à

les fermer un instant réellement ou symboliquement, le temps d'un petit

voyage en ma compagnie.

A la suite d'une panne de moteur, un aviateur du se poser dans le désert.

Le lendemain de son atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix qui lui

demande : "S'il vous plaît… dessine-moi un maçon !".

Très surpris par cette apparition et surtout par cette demande, l'aviateur obéit

néanmoins.

Mais aucun des maçons qu'il dessina ne convint au Petit Prince. Excédé,

l'aviateur dessine alors une boîte et s'adressant à l'enfant lui déclare : « Le

maçon que tu veux est dans la boîte".

Le petit prince se montra cette fois très satisfait.

Jour après jour, le petit prince raconte son histoire au pilote. Il lui raconte qu'il

vit sur une autre planète, l'astéroïde B612, "à peine plus grande qu'une

maison". Son astéroïde avait été découvert par un astronome oriental que

personne n'avait pris au sérieux à cause de ses vêtements traditionnels.

Refaisant alors sa conférence en costume et cravate, il avait été cette fois

longuement applaudi. Le Petit Prince, quant à lui, travaille à ramoner les

volcans et à couper les baobabs pour qu'ils n'envahissent pas sa minuscule

planète.

Sur la planète du Petit Prince, tout corps plongé dans la maçonnerie, reçoit une

poussée verticale, de bas en haut, qui l'élève vers la Lumière, au dessus des

nuages. L'aviateur cru reconnaitre le principe d'Archimède. Le Petit Prince lui,

connaissait bien ce personnage, qui disait que tout corps plongé dans l'eau en

ressort mouillé. Le pilote demanda ce qu'était la maçonnerie sur cette petite

planète et le Petit Prince lui répondit que c'était la boite dans laquelle se

trouvaient les maçons. Peu de maçons en sortaient pour atteindre la Lumière,

mais ceux qui y parvenaient, suffisaient à éclairer son monde.

Intrigué, le pilote le questionna encore sur le contenu mystérieux de la boîte.

Pourquoi diable les maçons restent-ils dans la boîte ? Pourquoi ne pas visiter ta

planète et au delà pourquoi ne pas voyager de part le vaste monde ?

Le petit prince lui expliqua que chaque maçon devait se fabriquer sa propre

échelle pour pouvoir sortir de la boîte et que cela était long et difficile. Qu'il

leur fallait suivre un chemin et qu'avant de le suivre, ils devaient le trouver.

Heureusement au début ils n'étaient pas seuls, certains maçons qui étaient

déjà sortis revenaient régulièrement pour leur donner quelques

enseignements. Ainsi on leur expliquait que pour éviter que tout le monde ne

parle en même temps dans la boite, le premier enseignement des maçons était

d'apprendre à se taire pour mieux entendre. Le deuxième était de se

comprendre, de prendre ensemble la diversité des points de vue, car aucun ne

pouvait à lui seul représenter même une petite planète. Enfin le troisième 

enseignement était de transmettre, la connaissance et les savoirs, afin qu'une

chaine d'union s'établisse, dans le temps et l'espace, entre les maçons d'hier,

d'aujourd'hui et de demain. Et c'est ainsi que les maçons de la boite

progressent, et parviennent à construire une échelle qui leur permettent de

sortir de la boîte.

Le petit Prince pris alors sa boîte dans ses bras et avant que de poursuivre son

chemin, s'adressant au pilote, il lui dit : « Monsieur, parfois, des mondes

différents se rencontrent imaginaire contre réalité ». Le pilote s'endormi alors

la tête dans les étoiles pour se réveiller pensait-il, à la réalité, au sérieux, à la

raison.

A son réveil, le Petit Prince était assis, sa boîte posée à côté de lui. Le temps

d’échanger quelques mots ils virent un drôle de bonhomme, un gros sac sur le

dos, sortir de la boîte. C’était une belle journée, lumineuse et chaude. Passés

les politesses d’usages, la conversation s’installe.

Je suis un maître maçon déclara le drôle de bonhomme.

Ah … et ou comptes-tu aller ainsi dans le désert avec ton gros sac lui demanda

alors l’aviateur ?

Je cherche la vérité dit-il, … Tu la connais ?

Le Petit Prince intervient alors : La vérité, eh oui je crois la connaître. Je la vois

passer de temps en temps quand le ciel est beau, comme aujourd’hui !

Et à quoi ressemble-t-elle demanda le maître maçon ?

Et le Petit Prince de lui répondre : Et bien la vérité est une belle femme aux

longs cheveux noirs, à la peau douce et à la voie suave.

Notre maître maçon hésite un instant à s’assoir près du Petit Prince pour

attendre le passage de la vérité, une vérité qui lui semble trop belle pour être

vraie, puis, l’impatience l’emportant, il prend son chemin et part à la recherche

de cette belle vérité.

Il voyage loin et longtemps. Pendant ses voyages, souvent le ciel s’assombrit, la

pluie s’invite, les orages parfois. Partout au gré de ses rencontres, il pose la

même question je cherche la vérité … Tu la connais ? Peu la connaissent et si

d’aventure, l’un ou l’autre l’avais croisé, c’était il y a bien longtemps.

Il poursuit sans relâche, s’enrichissant de ses multiples contacts et toujours,

toujours la même question je cherche la vérité … Tu la connais ?

Parfois quand il est fatigué de tant chercher, il fait une pose, s’assoit, ouvre son

gros sac et en retire quelques objets qu’il observe chaque fois d’un œil

nouveau.

Cela l’aide à réfléchir et souvent lui inspire un autre chemin à la recherche de la

vérité.

Un jour, après avoir tant cherché, son chemin s’entourant de parois rocheuses,

il s’arrête un instant, sort un ou deux objets et tout en les contemplant, pose

son regard sur une fissure dans la roche, presque une entrée de caverne.

Intrigué, le maître maçon y pénètre, et se met à descendre un interminable

escalier tournant. Les virages s’enchainent, l’un à gauche, le suivant à droite, la

pente se fait raide et notre maître maçon en perd peu à peu le sens du temps

et du lieu.

Il finit par déboucher dans un étrange vestibule étroit autant qu’austère. Pas de

couleur, pas de décors. Juste une pâle lueur éclairant une minuscule table sur

laquelle trône une boule de cristal.

Posant ces mains sur la boule, il demande : Je cherche la vérité, …. Tu la

connais

La boule de cristal laisse alors apparaître le visage d’une femme aux long

cheveux grisonnant. Sa peau à l’allure un peu terne et ridée et sa voix que les

années ont modulées, la rende intrigante et séduisante à la fois.

Je suis la vérité, …. Tu me connais lui dit-elle.

Et de continuer : Je suis la vérité, je suis recherche, je suis joie, je suis

déception, je suis le temps.

Quelques jours plus tard, la journée est à nouveau lumineuse et chaude et le

maître maçon retourne vers la boîte. Ses jambes lui semblent plus lourdes, et

ses cheveux plus clairsemés se teintent volontiers de sel. Le petit Prince et

l’aviateur, eux , sont toujours là. Ils se saluent et échangent à nouveau.

Vous avez trouvé la vérité demanda alors l’aviateur?

Je n’en suis pas certain dit le maître maçon, mais j’ai traversé le temps.

Et vous l’avez-vous vu passer par ici ?

Oui dit le Petit Prince, et il y a longtemps déjà, c’était un petit bonhomme fort

sympathique qui portait un gros sac sur son dos.

Alors mes Frères, et si en l'Homme, il y avait plus que l'Homme. Si le temps et la

vérité s’unissaient jusqu’à ne former qu’un fil, celui de notre existence. Nos

approches sont souvent telles que nous bornons sans cesse nos pensées et nos

actions et en bon géomètre nous passons notre vie à empiler des perles sur le

fil de la réalité. Nous créons en permanence nos vérités qui sont autant de

perles accumulées sur le fil d’une réalité qu’elles occultent. Autant de vérités,

autant de perles qui ne se laissent pas déchiffrer si facilement au milieu des

idées reçues, et de ces vérités que l'on croit irréfutables. Recevoir l’expression

de ses ressentis, laisser la place à l’interprétation, au déchiffrage, à la recherche

de sens, sans viser une modélisation mais bien une identification à des

situations ou à des personnages pour mieux percevoir le caractère des hommes

qui ne sont jamais tels qu’on les croyait est une approche qui bouscule l’ordre

de nos perles et laisse apparaître une petite partie du fil de la réalité. Quand la

vision s'élargie, la vérité que nous approchons nous retire progressivement le

voile des illusions.

Le Petit Prince nous livre son secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec

le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. Il nous montre qu’il est difficile

de concevoir la notion de vérité, qu’Il ne me suffit pas d'être en sa présence,

mais qu’il faut la percevoir, aller au delà, pour qu'elle nous soit intelligible.

Il nous montre qu’il faut vivre sans laisser le sérieux des grands remplacer la

folie, le futile de l'enfant. Les grandes personnes que nous sommes ont perdu

cette étincelle, étincelle que le Petit Prince a fait revivre chez l’aviateur. Nous

sommes tous des Petits princes qui aimons écouter les étoiles. C’est comme

cinq cents millions de grelots… »

Tel un magicien des mots, le Petit Prince nous montre que si nous ne sommes

pas des dieux, nous sommes bien mieux que cela, nous sommes de ces

hommes, de ces femmes, de ces initiés qui naviguent de l’inconscient à

l’intelligible tantôt sensible, tantôt émotionnel, tantôt intuitif.

Et si un frère ou une Sœur m’interroge un jour sur la vérité, peut être

répondrais-je qu’elle est une belle femme aux cheveux noirs, à la peau douce

et à la voix suave.

J’ai dit VM

BENTHAM - L'utilitarisme

∆∆∆ David Hume, Lumière écossaise - L’unique source de la connaissance est l’expérience : quand la raison perd pied, la nature nous sauve | Contrepoints 09/01/2019

Hume, philosophe et économiste des Lumières Écossaises, annonce la philosophie des libéraux autrichiens contemporains.

Un article de l’aleps

Comment expliquer les phénomènes sociaux et l’état d’harmonie et de justice qui peut exister dans une société ?
La réponse a été recherchée dans la raison humaine, elle-même sous-produit d’un ordre immanent, d’un plan de Dieu, ou dans la nature de l’homme et des droits fondamentaux qui lui sont attachés. 

Sans doute plus proche de Locke et des théoriciens du droit naturel, David Hume (1711-1767) choisit pourtant une autre voie : celle de l’expérience sociale, celle de la recherche par les hommes de règles de nature à apaiser leurs relations. 

On désigne souvent par « Lumières Écossaises » cette rupture avec le dogmatisme des rationalistes et des jusnaturalistes : rien n’est a priori connu ni planifié, l’ordre social se construit de façon spontanée et imparfaite, à travers un processus d’essais et d’erreurs. Hume, écossais tout comme Ferguson, Hutchinson et Adam Smith, apporte une lumière nouvelle sur la philosophie sociale. Il s’inscrit dans le prolongement de l’école de Salamanque du XVIème siècle et annonce les libéraux actuels, et notamment Hayek.

La convention : un accord implicite et évolutif

« Les phénomènes sociaux sont les résultats inattendus des actions volontaires des individus. » Cette phrase de Ludwig von Mises traduit parfaitement la démarche de Hume : à partir des choix individuels s’organise peu à peu une société viable. Hume explique le processus. Il faut partir de l’individu : il est démuni et dépend des autres pour satisfaire ses besoins. Cette dépendance trouve déjà une première réponse : la famille, qui crée la solidarité et protège grâce à la division des activités. Mais la famille n’est que l’embryon de la société. Pour élargir la protection et la division va naître la convention.

La convention n’est pas un contrat, ses termes ne sont ni écrits ni précis, c’est une simple manière de vivre ensemble, qui « convient » à ceux qui la pratiquent. Cependant, il y a une condition préalable à la convention : que chacun s’abstienne de la possession d’autrui. Sans doute certaines passions peuvent-elles pousser les hommes à utiliser des « expédients », à recourir à la spoliation, mais cette recherche d’un résultat immédiat et injuste détruit à terme la société, car plus aucune convention ne sera possible désormais. La convention ne détruit pas les passions, mais elle les force à s’orienter vers un comportement juste.

La justice procédurale et l’état de droit

La justice chez Hume ne se mesure pas aux résultats obtenus. La convention peut déboucher sur des situations individuelles plus ou moins heureuses, et les passions renaissent parfois au vu des conséquences. La convention ne se mesure pas à son utilité immédiate (c’est une erreur de soutenir que Hume annoncerait Bentham) ; elle est utile parce qu’elle est conforme à un principe : celui du respect de la règle qui l’a rendue possible. Cette règle, c’est la propriété, et la stabilité de la possession. Dès lors qu’une convention est conforme à la règle, elle est juste.

L’ordre spontané qui s’établit dans la société à travers les conventions ne doit pas être perturbé par les atteintes à la propriété individuelle, et la possession ne peut être perturbée par des expédients, elle doit être stable. Mais le respect de la possession d’autrui n’exclut pas le transfert de celle-ci, pourvu qu’il soit volontaire. Propriété, stabilité de la possession et respect des obligations définissent ainsi l’état de droit, garant de la justice.

Droit et législation

La justice règne spontanément dans une société fondée sur la convention. À la limite il n’y aurait pas besoin d’État, ni de contrainte publique pour instaurer l’état de droit nécessaire aux conventions. Cet « état de nature » serait simplement précaire.

Hume admet donc l’existence d’une législation, mais elle n’est en rien à l’origine du droit, elle n’est là que pour expliciter le droit, pour veiller à « une plus stricte application de la justice ». Le droit est antérieur à la législation, qui est une sorte de bien public, donné par l’État en partage à tous les membres de la société.

Nul doute que les Lumières Écossaises inspireront Bastiat quand il dénoncera le terrorisme législatif de Rousseau. Hume annonce la philosophie des libéraux autrichiens contemporains. Hayek titre son ouvrage majeur « Droit, Législation et Liberté ».

MARX - L'aliénation

La recherche française est-elle à vendre ? | France culture 17/09/2020

À retrouver dans l'émission LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE par Nicolas Martin

La science au service de la société néolibérale : dans quel sens ? Peut-on l’empêcher ? Comment les scientifiques choisissent un sujet/obtiennent des crédits, et comment cela influence leur recherche ? Et comment par ce biais, l’économie néolibérale influence la recherche ?

Comment s’est institutionnalisé la science ?

« Je crois beaucoup à la création de start-ups, et je crois qu’on peut faire mieux » déclarait le tout fraichement nommé président du CNRS, Antoine Petit. La Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche, la LPPR, qui doit passer en première lecture à l’Assemblée Nationale la semaine prochaine, semble aller dans le même sens, notamment en programmant la création de 500 entreprises de Deeptech en trois ans, ou en créant un contrat doctoral et des post-docs de droit privé… si vous ajoutez à cela que le gouvernement veut financer 14000 postes de chercheurs privés au sein des laboratoires publics, vient la question : la recherche française est-elle en train d’être privatisée ?

La recherche française est-elle à vendre ? C’est le programme privé qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Et pour comprendre comment s’organise la recherche française aujourd’hui, entre public et privé, et quelles en sont les mutations à venir, nous avons le plaisir de recevoir Christelle Rabier, maîtresse de conférence à l’EHESS en histoire des sciences et de la médecine, Erwan Lamy, professeur associé en épistémologie, histoire des sciences et des techniques à l’ESCP Business School et Jean-Marie Vigoureux, professeur émérite à l’université de Bourgogne Franche-Comté, enseignant chercheur et auteur de « Détournement de science, être scientifique au temps du libéralisme » aux éditions Ecosociété.

Le reportage du jour

Pourquoi faire le choix d’une thèse co-financée par une entreprise privée et quels avantages cela offre-t-il ? Rencontre avec Ludovic Ropars ingénieur docteur chez Ariane Group, chef de projet R&D pour le développement de matériaux métalliques. Par Antoine Beauchamp.

Les références musicales

  • Le titre du jour : « Private and public » par Philip Glass
  • Le générique de début : "Music to watch space girls by" par Leonard Nimoy
  • Le générique de fin : "Says" par Nils Frahm

jeudi 17 septembre 2020

Quand on est con, on est con



Quand ils sont tous neufs,
qu'ils sortent de l'oeuf,
du cocon.
Tous les jeunes blancs becs
prennent les vieux mecs
pour des cons.
Quand ils sont venus,
les têtes chenues,
les grisons.
Tous les vieux fourneaux
prennent les jeunots
pour des cons.
Moi qui balance entre deux âges
Je leur adresse à tous un message.

Le temps ne fait rien à l'affaire.
Quand on est con, on est con!
Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con!
Entre vous plus de controverses,
Cons caduques ou cons débutants.
Petits cons de la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan ( x 2 )

Vous les cons naissant,
les cons innocents,
les jeunes cons,
Qui, ne le niez pas, prenez les papas pour des cons.
Vous les cons âgés,
les cons usagés,
les vieux cons.
Qui, confessez-le, prenez les p'tits bleus pour des cons.
Méditez l'impartial message
d'un qui balance entre deux âges.

Le temps ne fait rien à l'affaire.
Quand on est con, on est con!
Qu'on ait 20 ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con!
Entre vous plus de controverses,
Cons caduques ou cons débutants.
Petits cons de la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan ( x 2 )

La Suprématie Quantique de Google | Science étonnante 5 nov. 2019

Suprématie quantique, que de la Google ? | France ulture 16/10/2019



Les ingénieurs de Google ont-ils atteint la suprématie quantique ? Qu’est-ce que l’informatique quantique et quels sont ses avantages ? Qu’est-ce qui nous empêche d’atteindre la suprématie quantique pour le moment ? Un entre-deux quantique / classique est-il envisageable, en attendant ?

La suprématie quantique permettrait de réaliser
avec un processeur quantique une opération
en 3 minutes et 20 secondes, là où il faudrait 10.000 ans
 au plus avancé des ordinateurs actuels.
Coup de tonnerre dans l’univers de l’informatique quantique. Google affirme avoir atteint « la suprématie quantique », c’est à dire avoir réalisé à l’aide d’un ordinateur quantique une opération impossible à résoudre avec un ordinateur classique. 

En l’occurrence une opération réalisée en 3 minutes 20 qui aurait pris plus de 10 000 ans à l’ordinateur actuel le plus performant. 

Cet article a été immédiatement retiré du site de la NASA sur lequel il a été publié. Mais cela n’a pas empêché de faire frémir les acteurs privés et académiques engagés dans la course à l’ordinateur quantique. Sommes-nous à l’orée d’une nouvelle ère ou était-ce un effet d’annonce prématuré ?

Suprématie quantique : que de la Google ? C’est le programme géologique qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.

Pour essayer d’y voir plus clair, de trier le bon grain de l’ivraie quantique et de comprendre les enjeux informatiques et technologiques autour de cette accession à la « suprématie quantique », nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Eleni Diamanti, chargée de recherche CNRS au laboratoire de recherche en informatique à Sorbonne Université et Anthony Leverrier, chercheur à INRIA.